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Modélisme ferroviaire => Questions diverses concernant le modélisme ferroviaire => Discussion démarrée par: droz1 le 23 Juin 2023 à 22:33:31

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 23 Juin 2023 à 22:33:31

Fil ou petit fils de Cheminot  ou de garde barrières , voisin immédiat d'une emprise SNCF  étant enfant  ou utilisateur régulier du train dans notre jeunesse  qu'est qui chez chaque un d'entre nous a déclenché cet intérêt pour le modélisme ferroviaire et éventuellement son influence sur sa carrière ou sa vie personnelle
Je souhaiterai que chacun d'entre nous s'interroge  et puisse le partager ici
avant de faire ma propre introspection  voici déjà deux personnalités ferrovifiles qui ne pourrons hélas pas éclairer ce mystère.   


DEUX Amateurs de trains par G.FRONVAL PHOTOS B.ISKENDER
LVDR Decembre 1957

Bernard BLIER
Chacun sait que Bernard Blier est un des plus importants et aussi un des plus enthousiastes collectionneurs de modèles réduits. Il y a plusieurs années, déjà, nous avons parlé, ici-même, de son impressionnant réseau. Nous pensons que vous retournerez bien volontiers lui rendre visite.
Bernard Blier est un. homme très occupé. Cette année, il n'a cessé de tourner des films coup sur coup, ce qui l'a obligé à résilier tous ses contrats de théâtre et à négliger ses trains.
Pourtant un jour, alors qu'il devait se rendre au studio de Billancourt, où il tournait « L'Ecole des Cocottes », dans lequel il a repris le rôle tenu, autrefois, magistralement, par le grand Raimu, il a bien voulu nous consacrer quelques brefs instants.
— C'est parce que c'est pour les gars du Rail ! nous a-t-il dit au téléphone.
Alors, sans perdre un instant, nous sommes accourus à son rendez-vous.
Bernard Blier habite près de la rue Chardon-Lagache, au sixième étage d'un immeuble moderne, un vaste appartement des fenêtres duquel on peut encore apercevoir, pour un temps, la Tour Eiffel et le Champ-de-Mars.
Nous pensons trouver son réseau dans une des pièces  voisines.   Mais  Bernard  Blier,   un   sourire sur  les  lèvres,  nous  déclare :
— Non, il n'est pas ici. Il se trouve dans une chambre à laquelle j'ai seul accès.
Ouvrant un tiroir de son bureau, il prend un trousseau de clefs et nous fait signe de le suivre.
Nous traversons sa cuisine et nous arrivons sur un palier extérieur. Un étroit escalier, aux marches de ciment, nous conduit deux étages plus haut. Notre guide nous désigne une porte et nous déclare :
— C'est  ici !..,
Un tour de clef et nous entrons dans une pièce étroite. C'est une chambre de bonne, entièrement transformée, et dans laquelle la moindre place a été utilisée.
Dès cet instant, Bernard Blier s'est métamorphosé.
Son visage, généralement sévère, est radieux. Il se glisse dans un étroit boyau, entre deux hautes tables, sur lesquelles courent de nombreuses voies. Délicatement, il remet en place un wagon ou, penché en avant sur le vaste diorama, il souffle pour faire partir un frêle obstacle.
— Je suis si pris en ce moment que je n'ai plus le temps de venir ici faire le ménage !
Le réseau de Bernard Blier est absolument remarquable, Reconstituant un tronçon de la région de Bourgogne, on peut lire sur les panneaux de la  gare principale :  « Auxerre  ».
Je me suis efforcé de me rapprocher de la réalité. L'ensemble du décor est plutôt fantaisiste. J'ai voulu, avant tout, disposer du maximum de voles dans cet ensemble plutôt réduit. Je crois avoir réussi, puisque mon réseau comporte plus de 80 métrés de voies. Après tout, ce qui compte, c'est l'authenticité du modèle. Chacune des locomotives, des motrices électriques doit être absolument la réplique de la vérité. Il doit en être de même des wagons et des divers accessoires. Et puis, ce qu'il faut aussi respecter, ce sont les divers" règlements, et ne jamais faire marcher les convois au petit bonheur.
Bernard Blier, tout en bavardant, a mis plu-surs de ses trains en marche. Les wagons de voyageurs ou de marchandises, entraînés par une B. ou une motrice suisse, quittent leurs voies de garage pour s'élancer sur les voies qui décrivent de savantes courbes ou disparaissent dans de noirs tunnels. Les feux de signalisation s'aiment et s'éteignent, tandis que, mus par des commandes électriques, les aiguillages opèrent.
— Je suis au courant des manœuvres à faire, vous déclare le sympathique comédien. C'est Ravery qui m'a aidé à monter mon réseau. Il m'a donc initié au métier de cheminot et, lorsque je me trouve dans une gare, soit lorsque je pars en voyage, soit que j'y tourne un film, j'aime bavarder avec les gars du chemin de fer. Je leur pose mille Questions indiscrètes qui me permettent de compléter mon éducation ferroviaire.
Les modèles de Bernard Blier sont internationaux. Il y en a de chez nous, il y en a aussi de Suisse, et surtout d'Allemagne, de chez Maerklin.
L'ensemble est étonnant de vérité. Décidément, Bernard Blier a bien mérité sa réputation de fervent du modèle réduit numéro 1.
Hélas! les minutes se succèdent, rapides. Bernard Blier consulte discrètement sa montre-bracelet.
Mon metteur en scène m'attend, dit-il, il va falloir nous quitter. Croyez-moi, cela me contrarie beaucoup, car j'aimerais rester ici des heures et des heures. Mais le boulot avant tout !
— Vous vous rattraperez lorsque vous aurez fini ce film.
— Hélas ! non, car aussitôt après j'en commencé un autre. Je suis impatient d'avoir quelques jours de répit pour pouvoir enfin me reposer.
— Alors» vous en profiterez pour demeurer ici de longues heures !
— Malheureusement pas. Je partirai dans un coin tranquille, loin du bruit et loin des gens. Et je ne pourrai emporter avec moi mon cher réseau.
Tout en faisant cette déclaration, Bernard Blier referme la porte derrière lui, non sans avoir jeté à ses trains un dernier coup d'œil, dans lequel on devine une lueur d'enthousiasme mêlée de regrets.
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 Jerry MENGO
VOUS connaissez Jerry Mengo. C'est un chef d'orchestre dynamique que vous entendez souvent sur les ondes d'Europe N° 1, notamment au cours de l'émission « Toute la Ville joue », et qui enregistre de nombreux disques chez Ducretet-Thomson. Savez-vous que, lui aussi, est un fanatique du modèle réduit ? Cela date de plusieurs années et il a un réseau formidable qui est la dixième édition revue et corrigée du petit circuit qu'il monta il y a quelques années.
Jerry Mengo habite à Auteuil, dans les impressionnants immeubles construits récemment rue du Docteur-Blanche, à proximité du boulevard Suchet.
La mine souriante, il nous accueille et nous déclare :
— Venez sans plus attendre voir mon réseau. C'est sans doute cela qui vous intéresse le plus. Et je vous comprends parfaitement.
Nous franchissons un petit palier et, tandis qu'il glisse une clef dans la serrure, l'auteur des « Oranges de Jaffa » nous déclare :
— La pièce n'est pas très grande, mais toute la place y est judicieusement utilisée. Sur la gauche, vous trouverez les choses sérieuses ; sur la droite, les gaudrioles !,..
Nous entrons. Sur la gauche, se trouve un magnifique réseau, s'étalant sur plusieurs gradins, tandis que sur la droite nous apercevons un piano et une petite table sur laquelle s'entassent de nombreuses partitions.
Ainsi, le modèle réduit passe, pour Jerry Mengo, avant toute chose, même avant la musique à laquelle, pourtant, il s'est entièrement consacré.
Sa passion du chemin de fer, du tout petit chemin de fer, remonte à très longtemps. Lorsqu'il était à Grenoble, ses parents voulaient lui faire suivre les cours d'électricité et en faire un brillant ingénieur des Chemins de fer. Mais Jerry Mengo, tout en aimant le Bail, avait une autre passion : la musique, à laquelle il décida de consacrer la plus grande partie de ses instants. Cela lui valut de devenir l'un de nos plus habiles chefs d'orchestre.
Mais Jerry Mengo.'. n'oublia pas pour cela le Chemin de fer. Depuis longtemps, il se passionne pour les modèles réduits et son réseau, qui se trouve sur la gauche de son bureau de travail, est fort intéressant. C'est en effet lui qui l'a entièrement édifié, utilisant la place le mieux possible et cela sans aide ni conseil. Son circuit n'a que 14 mètres de long, mais il est si bien conditionné qu'il donne l'impression d'être beaucoup plus important. Il se divise en deux sections. Une ligne normale et un chemin de fer de montagne, car ce décor, qui est imaginaire, est censé se trouver quelque part en Haute-Savoie, entre la France, l'Italie et la Suisse.
Ce qu'il y a d'extraordinaire dans le réseau de Jerry Mengo, c'est que lui-même a fabriqué la plupart des motrices et des wagons avec une extraordinaire minutie.
Tandis que nous admirons son réseau, encadré par ses deux charmantes fillettes Catherine et Anita, il nous explique :
— Oui, la plupart de mes wagons, c'est moi qui les ai fabriqués. Je m/amuse à réunir une minutieuse documentation et lorsque je reviens du travail, pour oublier les notes et les rengaines, je m'enferme ici et je construis une machine ou un wagon, transformant mon bureau en établi. Parfois, je modifie une vieille carcasse de wagon en une nouvelle, car, dans ce boulot, ce qui est le plus terrible, c'est de faire les fenêtres des wagons. Vous en faites 11 de façon impeccable et la dernière est loupée. Il ne vous reste plus qu'à tout recommencer. Regardez ce wagon d'un chemin de fer secondaire de Provence : il est la ré-plique exacte du modèle. Même la plate-forme avec ses balustrades et ses barres d'appui sont conformes à la réalité. J'ai fait également ces machines italiennes, et je crois avoir fait du m travail. Bien sûr, je ne fabrique pas les mo-teurs, ce serait vouloir chercher la petite bête. voyez ces aiguillages. Je les ai faits aussi. Ils sont tous commandés par câbles et je vous défie d'y trouver la moindre erreur.
Jerry Mengo est rayonnant de bonheur.
Il est vraiment un mordu du modèle réduit. Il prend ses wagons et ses motrices avec douceur et les couve d'admiration.
— C'est là quelque chose de formidable, nous dit-il. Vous ne pouvez vous imaginer toute la joie et tout le réconfort que je trouve lorsque, revenant 'd'une émission ou d'un enregistrement, je m'enferme dans cette pièce et que je mets mon réseau en marche. Mes douze motrices et mes multiples wagons roulent devant moi, dévorant l'espace, franchissant les abîmes sur les viaducs, traversant les montagnes dans d'interminables tunnels. Alors, il m'arrive de regretter de n'avoir pas suivi les conseils de mes parents et de ne pas être entré au Chemin de fer.
Jerry Mengo n'a rien à regretter, puisque tout en nous créant de nouvelles harmonies, il peut, dans ce petit coin de paradis qu'il s'est lui-même créé, s'adonner à sa passion favorite.
Comme Bernard Blier, il tient à respecter la vérité. Il ne veut que des modèles absolument conformes à la réalité. Lorsqu'il voyage, cela lui arrive, actuellement, au moins une fois par semaine, il aime prendre le train avec ses dix-huit musiciens. Dans les gares et pendant le parcours, il observe avec attention. Lorsqu'il se trouve dans une ville étrangère, il se rend chez, les marchands spécialisés et achète leurs dernières nouveautés. Ainsi son dépôt prend vite de l'importance.
Jerry  Mengo  déclare :
— Je crois que je vais être obligé de déménager. Cette pièce est beaucoup trop petite. Dans un an, je n'aurai plus assez de place et mon circuit sera trop restreint pour que mes trains puissent évoluer à leur aise.
Je vous l'avais bien dit : Jerry Mengo est un mordu du modèle réduit.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: nohabdiesel le 24 Juin 2023 à 13:45:30
Bonjour, je me lance. Je suis tombé tout petit dedans. Ça se passe ne Belgique. Mon père était cheminot, son père que je n'ai pas connu aussi et sa mère avait été garde-barrière. Du côté de ma maman, mon grand-père maternel avait commencé sa carrière comme serre-freins et avait terminé sous-chef de gare.Mon père, lui, avait commencé après la libération des camps en 1945 (il y avait passé cinq ans) comme piocheur. avant de suivre des cours pour devenir géomètre. Mon père a été ensuite sur tous les chantiers importants de Belgique entre 1950 et 1980. C'était des ponts, des tunnels, des modifications de tracé pour l'électrification, des nouvelles gares...Un jour, sur la table de la salle à manger, j'ai découvert les plans d'une nouvelle ligne destinée à un campus universitaire en construction.Nous habitions une maison du chemin de fer, coincée entre deux passages à niveau. Les principales circulations étaient des trains desservants les dernières mines en activité et quelques omnibus.
Quand j'ai eu trois ans et demi, j'ai eu le grand malheur de perdre ma maman. Je suis parti pendant trois ans vivre chez mes grands-parents maternels. Ils habitaient à proximité de la gare-frontière entre la Belgique et l'Allemagne, et de l'arrière de la maison, on avait une vue plongeante sur les voies en sortie de gare. J'étais souvent à la fenêtre, et j'ai vu des circulation très intéressantes. Le VT11.5, de la DB, je suppose que vous connaissez ce magnifique Trans Europ Express, je le voyais passer tous les jours. J'ai vu des vapeurs Belges et Allemandes et les premières locomotives diesel de ligne de la SNCB, dont celles qui étaient engagées sur les internationaux entre Bruxelles et Cologne.
Quand mon papa venait me rendre visite, il montait avec moi des locomotives Kitmaster.
Vers sept ou huit ans, j'ai reçu mon premier train électrique, qui a été suivi de bien d'autres.
Je n'ai jamais travaillé au chemin de fer, bien que j'aie présenté l'examen d'accompagnateur, mais j'étais myope et j'ai été recalé pour ça.
J'ai fait partie de diverses associations d'amateurs de chemins de fer et j'ai rencontré mon épouse chez un ami cheminot...
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 24 Juin 2023 à 18:59:49
Père grand père les 2 oncles (3) travaillant a la Scnf ,donc j ai eté impregné en plus un oncle correspondant de la vie du rail  :)
et pour aller à l école je traversais 2 passages a niveaux un ligne Montpellier nimes, l autre celui de palavas j ai un un petit tain électrique mais sans plus
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Juillet 2023 à 11:22:35
Merci aux deux premiers courageux héritiers d'une lignée cheminote
En ce qui me concerne je n'ai absolument aucune connexion familiale avec le chemin de fer ni de proximité géographique particulière si ce n'est d'aller regarder dans ma jeunesse passer les train sur le pont Cardinet et partir en vacance en train ou j'ai vu les dernière vapeurs sur le Nord
Je l'attribut plutôt a une sorte de traumatisme étant tout petit mes parents allant déjeuner au restaurant de la gare de Lyon j'ai été emmené seul par un mécanicien vapeur pour me faire voir sa locomotive. ( a l'époque on inquiétai moins d'enlèvement et de crimes pédophiles semble t'il je n'en conserve aucun souvenir excepté la peur du foyer )
Comme tout le monde j'ai eu un train électrique ( le coffret CC40100 Jouef en premier) mais j'ai surement plus joué avec mon Meccano ou mes DinkyToys qu'avec le train
 
Quant a cet attrait pour la miniature je l'attribut a un tableau en 3D proche du H0 appartenant a mon père et qui me fascinait lorsque j' était tout petit ! DSCF0198.jpg
Et c'est l'achat a l'age de 12 ou 13 ans de ce petit guide "Chemins de Fer Modèles Réduits" qui m'a révélé le modélisme auquel j'ai souscrit pour toujours.CFModeleReduits.jpg
En somme le modélisme et moi c'est comme Montaigne et La Boetie parce que c'était lui ! parce que c'était moi ! il n'y a aucune raison logique
 
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 18 Juillet 2023 à 20:28:13
C'est en 1992 qu'Albert Dubout nous a quittés, il ne pouvait qu'aimer le train tant il la dessiné
Son œuvre reste immense, grouillante d'une foule de per�sonnages dont chaque verrue, chaque poil de barbe ont été restitués avec une précision étonnante. S'il a illustré Villon, Boileau, Beaumarchais, Mérimée, Rabelais, Lesage, Dumas, Daudet, Courteline, Pagnol et quelques autres de cette classe, il s'est également beaucoup penché sur le petit train de Palavas dont il a été le plus célèbre caricaturiste.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 19 Juillet 2023 à 17:59:08
Je me souviens vaguement de l avoir pris plusieurs fois un train populaire

on se demande pourquoi il ne l ont pas remplace par un tramway

ensuite on allait a Palavas avec la 2 chevaux de mon grand pere ancien chef de gare principal a Montpellier vers 1955
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: juanito le 22 Juillet 2023 à 15:13:18
AAAAhhhh....! Palavas en "petit" train à vapeur....Qu'est-ce que cela m'a fait rêver quand j'étais gosse...
Malheureusement je n'ai jamais eu l'occasion de le prendre, puisque nous faisions la navette avec la vieille Juva 4 de famille...en // de la voie de chemin de fer "Montpellier/Palavas" (ce qui me permettait de le suivre...)
La loco est actuellement en "pot de fleur" à un rond point à l'entrée de la ville millénaire....
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 27 Juillet 2023 à 21:39:46
Un de mes amis aime le train car enfant il devait partir seul de Paris en train pour passer les vacances chez sa grand-mère c'est un peut ce qui est évoqué ci après

Jean Guehenno, de l'Académie Française et les chemins de fer

Laissons cela, me dit-il, et venons aux chemins de fer. Je suis né à Fougères, mais j'ai passé mon enfance à huit kilomètres de là, chez une grand-tante paysanne qui, en tant que nourrice, éleva bien une trentaine de poupons. C'était la brousse, et j'y ai pris le goût de la nature. Quand je suis revenu à Fougères pour entrer à l'école, le grand air me manquait. Aussi, le dimanche, allions-nous souvent rendre visite à la grand-tante. A la belle saison, nous faisions le chemin à pied, et c'était beaucoup pour mes petites jambes.
L'hiver, nous prenions le train, un petit train très antique cela se passait autour de 1900  et chauffé par de grandes bouillottes. Au départ de Fougères, les compartiments n'avaient pas encore eu le temps d'emmagasiner la chaleur, et comme le parcours ne durait qu'un quart d'heure, quand nous commencions à nous réchauffer un peu, il fallait descendre. De la gare à la ferme, il y avait un bon kilomètre et demi. Je grelottais en arpentant la route, et j'arrivais tout transi devant l'âtre, où flambaient les grosses bûches... Bien entendu, ce train dont je vous parle appartenait à une petite compagnie privée;
Mon interlocuteur semble parti dans un rêve. Il continue d'une voix sourde :
Mon premier grand voyage eut lieu en 1900. C'était en été, et mes parents voulaient me montrer la mer.  Un dimanche d'août, il y eut un train de plaisir pour Saint-Malo, et ma mère avait décidé que nous en serions. La place coûtait trois francs. Cela faisait neuf francs pour nous trois, sans compter la journée totalement perdue et les petits frais inévitables d'un voyage. On emporta, il est vrai, le dîner et tout ce qu'il fallait afin de n'aller pas au restaurant. Tout de même, c'était « une vraie folie », mais elle l'avait décidé, et, de grand matin, on descendait à la gare du pas allègre de gens qui ont vaincu tous les fantômes et sont prêts à défier le destin. Mon père seul avait son pas ordinaire. Des événements de cette sorte ne le touchaient pas.
« Je passai presque toute la journée dans une sorte d'éblouissement. Il y avait trois heures de voyage. Je ne quittai pas la portière. J'attendais, je guettais la mer. Mais elle ne se montrait pas. Le train ahanait dans un horizon fermé, à travers de petits champs que bordaient des haies de chênes et de châtaigniers. Mais cela se renouvelait toujours et je connus comme la terre était grande. Vers Pontorson, les haies disparurent et les arbres, l'horizon s'élargit La mer était toujours invisible. Mais dans le wagon, tout le monde parlait d'elle. une femme dit qu'elle sentait ses lèvres salées, et chacun se passa la langue sur les lèvres, avide de goûter l'inconnu. Je ne sentais rien, et j'étais désespéré. Quand on eut traversé Dol,. quelqu'un cria qu'il l'avait vue. On discuta si c'était elle. Je ne la voyais pas. Mais le ciel était tout changé, plus vaste, plus mobile. Le vent qui renversait mes mains tendues à la portière roulait de blancs nuages éclatants. On arriva enfin, et dès la cour poussiéreuse de la gare, entre les façades peintes d'hôtels, j'aperçus la forêt des vergues, les matures des navires qui remplissaient les bassins du port... »
Cette belle page est extraite du livre de Jean Guehenno, intitulé Changer la vie. il n'y a pas mis cette autre anecdote qui aurait ravi Charles-Louis Philippe et qu'il me conte avec un sourire attendri :
Mon père étant tombé naïade, pour faire vivre la famille, ma mère tint un petit café. Nous y louions une seule chambre à une jeune et belle pensionnaire dont je n'ai pas oublié le prénom : elle s'appelait Adrienne. Entretenue par un sous-officier de la garnison, cette dame aux camélias de sous-préfecture avait encore ce point commun avec Marguerite Gautier qu'elle était rongée de tuberculose. Au demeurant la meilleure fille du monde, le cœur sur la main, et mes parents m'autorisaient à sortir avec elle. Le petit bout d'homme de neuf ans que j'étais lui servait en quelque sorte de chaperon. Elle m'emmena un dimanche au Mont-Saint-Michel. Je me revois avec elle dans le train d'où nous devions descendre à, Pontorson. Je la regardais avec admiration, et le souvenir de l'illustre, abbaye est à jamais lié pour moi à l'image de la romantique Adrienne.
Elle m'offrit une de ces petites épées comme on en vend dans les boutiques de l'endroit (souvenirs touristiques) et qui évoquent celle de l'archange... Au fait, me l'offrit-elle car elle n'était pas riche ou est-ce le seul désir de la posséder qui m'est resté en mémoire? Je ne sais plus................
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 02 Mars 2024 à 11:48:25
Je suis surpris du peu d'interet que l'origine du gout des trains ai sucité
parmis les membres d'Espace Train moins que pour les animaux de compagnie ! 
les ferrovifiles celébres il y a le chanteur Rod Stewart's
une petite video de son réseau
  https://youtu.be/SWlKTZ-YoL8
un peu courte helas
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 02 Mars 2024 à 12:36:19
Je pense que la question qui était posee pleine d interet mais les lecteurs ont eu peur de faire du hors

sujet

pour moi le comble a ete une greve sncf qui m a empeche d aller a l enterrement de mon oncle agent sncf
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 02 Mars 2024 à 14:00:34
Vous rentrez donc la catégorie famille cheminote ? et pas rancunier !

personnellement mon attirance viens d'une époque ou on pouvait prendre le train sans se poser la question s'il roulera ou a quelle heure il arrivera.
Mais surtout d'avoir vu enfant les dernières vapeurs
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 02 Mars 2024 à 15:21:58
Oui je me souviens du train a vapeur entre Montpellier et Perpignan

autre epoque

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 03 Mars 2024 à 18:56:29
Bonjour Droz1 :)
Pour ma part, J'avais commencé à rédiger une intervention sur ce sujet qui "me touche" à un point tel que c'est difficile à décrire  O:-)  :-[ .Projet avorté, puis oublié, Je fais une autre tentative aujourd'hui.

Très jeune, Je feuilletais LVDR que mon père achetait toutes les semaines; ceci Lui a donné l'idée de m'apprendre à lire dès 4 ans ??? Oui, un peu avant mes 5 ans, Je savais lire....LVDR uniquement! :))
Mais ça laissé des traces, et quand à 15 ans redoublant ma 3ème avec toujours une moyenne générale inférieure à 8/20 :o Et donc considéré "en échec scolaire"  ??? (même si l'expression n'existait pas à l'époque°, la recherche d'une orientation s'est avérée nécessaire.
Pendant les cours qui ne m'intéressaient pas :'(  (mis à part l'anglais et l'allemand que J'adorais :P ), Je dessinais des trains, des voies, des wagons...... :)) . Un camarade de classe m'a parlé de son cousin entré en apprentissage à la SNCF en vue de devenir conducteur.
BIG BANG dans ma tête ;D  O:-) J'ai tout de suite adopté l'idée et J'ai imposé à mes parents de m'inscrire au concours d'apprenti du Matériel. C'est ainsi que j'ai commencé le jeudi 14 septembre 1967 à Sotteville.
La suite est connue: ouvrier au matériel jusqu'au départ au service militaire, puis formation de T3 dés le retour, etc, etc...
Je peux donc dire que Je suis "tombé dedans quand J'étais petit" :))  :))
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 03 Mars 2024 à 21:49:31
Bonsoir la phrase 'LVDR que mon père achetait toutes les semaines' sous entant qu'il n'était pas cheminot mais amateur de train si non il eut été abonné
Il vous l'a transmis en héritage félicitation a tous les deux !

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 04 Mars 2024 à 12:35:42
oui la vie du rail je l ai lu souvent  en plus mon oncle etait correspondant local à Montpellier un journal sur les trains mais aussi des informations sur la vie cheminote mariage depart à la retraite ..
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 04 Mars 2024 à 18:34:26
Citation de: droz1 le 03 Mars 2024 à 21:49:31Bonsoir la phrase 'LVDR que mon père achetait toutes les semaines' sous entant qu'il n'était pas cheminot mais amateur de train si non il eut été abonné
Il vous l'a transmis en héritage félicitation a tous les deux !
Oui Droz1, mon père était amateur de trains ;)  à défaut d'avoir pu "entrer" à la SNCF en raison de le 2ème guerre mondiale :'( ; casé au Trésor Public ???  à la libération, Il n'a pas eu le loisir de se réorienter car ma mère s'y est toujours opposée :'(  pour je ne sais quelle raison.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: nohabdiesel le 07 Mars 2024 à 14:47:34
La preuve en image, je suis dans la poussette, dans la cour chez mes parents, à moins de trois mètres de la voie ferrée
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 07 Mars 2024 à 15:46:12
je dois avoir une photo avec un landau tres ressemblant  prise a 3 metres de la ligne Montpellier Nimes  dans le temps on habité une cité SNCF
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 02 Avril 2024 à 22:05:16
parmi les célébrité amateur de trains et de miniature celui ci fait parti de voisin d'une voie ferrée étant enfant alors fortune faite il conduisait lui même sa locomotive a vapeur miniature dans sa propriété

WALT DISNEY le "magicien du dessin animé , débuta dans la vie comme employé de chemin de fer

Selon les générations, Disney, c'est Mickey et Donald. Blanche-neige ou Bambi, Pinocchio, Peter Pan, les 101 Dalmatiens, Mary Poppins... des dizaines et des dizaines de personnages étranges, d'ani�maux fabuleux, tantôt issus de la prodigieuse imagination du cinéaste, tantôt tirés des œuvres de Grimm ou d'autres conteurs.
Qui d'entre nous n'a pas été séduit par la verve étourdissante de Disney ? Qui n'a pas ri au vu de l'un de ses trépidants courts métrages, tant il est vrai que la situation comique en est la règle constante ?
Même parmi ceux dont l'esprit est le moins accessible à la sensiblerie, qui n'a pas éprouvé une certaine tendresse pour les héros gracieux et fragiles des grands films de Walt Disney ?
Il nous a accordé à tous cette faculté si recherchée de rajeunir, de nous retrouver, ne fût-ce que quelques instants, une âme d'enfant. Quelle faveur !
La plus gran�de gloire de Disney residera d'avoir fait communier dans la même joie pure, dans le même oubli des réalités par�fois décevantes de l'existence, des centaines de millions d'être humains de tous les âges et de toutes les conditions.
En tant que cinéaste, Disney a tout fait, tout essayé : il a donné ses lettres de no�blesse au dessin animé ; en ce domaine, ayant été l'ins�tigateur de méthodes de travail et de procédés de tour�nage perfectionnés, il n'a cessé d'innover ; il a réussi, avec Fantasia, cette gageure d'associer la grande musique et le dessin animé, il s'est efforcé encore, avec bonheur, de faire œuvre de naturaliste avec des films merveilleux comme la Vallée des Castors ou le Désert Vivant, obtenus après des années d'observation et de patients efforts, et qui constituent une documentation pédagogique extrêmement précieuse.
Tout le monde a donc eu l'occasion de connaître l'un des aspects de cette œuvre immense, mais l'on sait moins que si Disney n'était pas devenu cinéaste, il aurait peut-être fait une carrière de cheminot (ce qui ne lui aurait certainement pas procuré la même gloire).
Né dans une famille dont la situation matérielle était très modeste, Disney passa une partie de son enfance dans une petite ferme du Missouri, proche de Marcel-line et d'une ligne de Santa Fé.
Un des oncles de Disney  sans doute le grand homme de la famille  était mécanicien et, à ce titre, conduisait les trains entre Marcelline et Fort Madison.
Aux yeux du petit Walt, le passage d'un convoi du Santa Fé avec l'oncle Mike aux commandes de la puissante locomotive était un spectacle « very formidable and exciting » selon Disney lui-même qui, en octobre 1965, racontait à notre confrère Railroad Magazine, quelques épisodes de son étonnante carrière et les origines de son goût pour les trains.
Disney raconte encore qu'il ne se contentait pas de regarder passer les trains, mais se livrait souvent à des actions plus hardies.
C'est ainsi, qu'un jour, il pénétra, avec sa bande habituelle, dans le dépôt local de locomotives.
Quelques grands persuadèrent facilement Walt  qui en mourait d'envie  de monter dans l'abri d'une locomotive ; l'enfant qui avait huit ou neuf ans  tira sur la pre�mière manette à sa portée : c'était celle du sifflet.
Naturellement, tous ces audacieux détalèrent, saisis de panique, laissant Walt se débrouiller.
Se débrouiller était d'ailleurs, peu après, une nécessité vitale pour W. Disney ; il lui fallait gagner sa vie avec le faible bagage scolaire dont il disposait.
Roy, le frère de Walt, occupait une « excellente » situation au Santa Fé : il y était vendeur ambulant de magazines, confiserie, boissons, cigares et autres menues fournitures traditionnelles pour voyageurs.
il conseilla à son cadet d'embrasser cette carrière lucrative, et c'est ainsi que Walt commença à déambuler dans les trains du Missouri Pacific, entre Kansas City et Jefferson City, très fier de son bel uniforme de serge bleue et de ses boutons de cuivre étincelants, très heureux de découvrir un monde nouveau d'une station à l'autre et de sauter de plate-forme en plate-forme pour aller retrouver, dans le fourgon le « caboose »  ou sur la locomotive, ses vieux amis les conducteurs et les mécaniciens.
Walt Disney enrichit notablement, à cette occasion, son expérience du monde ; en revanche, sur le plan financier, l'affaire fut un « fiasco ». Entre autres fantaisies, Walt oubliait par exemple de récupérer les bouteilles vides, dont la consignation constituait son seul bénéfice sur la vente des boissons.
Il perdit ainsi les 30 dollars dont il avait réussi à faire l'économie, avant de se lancer dans ce « business ».
Il ne perdit pas pour autant  fort heureusement  son amour pour le « railway », mais ce fut la fin de sa carrière de cheminot. Disney eut, par la suite, de fréquents contacts avec le chemin de fer, mais en qualité d'amateur, de client ou de cinéaste.
Voici Walt Disney postier, puis ambulancier en Europe, au cours de la Grande Guerre, dessinateur industriel, puis dessinateur publicitaire.
C'est alors qu'il réalise pour son employeur ses premiers dessins animés. il a, entre-temps, capturé dans la corbeille à papiers de son patron une petite souris dont il observe le comportement avec un vif intérêt.
Baptisé d'abord Mortimer, puis Mickey, le petit animal apportera la célébrité à Disney.
En 1928, le premier Mickey sonorisé fut un triomphe ; il donna à la « firme Disney » un élan extraordinaire, mais ce n'est pas ici le lieu de retracer cette prodigieuse ascension.
Revenons plutôt à nos moutons ou, plus exactement à nos trains. Il n'était pas rare, en effet, que, dans les dessins animés de Disney apparaisse un petit convoi aussi fantaisiste que les personnages qui l'entouraient.
Nous nous souvenons d'un court métrage où Donald, habillé en mécanicien de route et coiffé de la casquette typique, jouant les modélistes ferroviaires, brandissait une règle graduée (en pouces, bien sûr !) à l'aide de laquelle il mesurait l'échelle de tout ce qui entourait son circuit de rails. Autre exemple : dans l'une des premières séquences de Merlin l'Enchanteur, on voit le héros sortir de son sac magique une minuscule locomotive à vapeur rappelant les primitives locomotives à alcool de la « belle époque Bing » et qui se met à courir dans la caverne fabuleuse en soufflant des bouffées de vapeur.
De Disney on connaît encore un court métrage intitulé « The brave engineer », dont nous publions quelques photographies et dont les héros  mécanicien et locomotive  triomphent des pires difficultés.
Enfin, rappelons-le, dans un tout autre genre, Disney avait réalisé, il y a quelques années « The gréât locomotive chase », long métrage reproduisant, avec le souci de la reconstitution historique, l'épisode bien connu de « l'enlèvement de la Général »
(projeté en France sous le nom de « l'infernale poursuite ")
Nous n'aurons pas le mauvais goût de prétendre que W. Disney utilisait aussi souvent le chemin de fer com�me toile de fond ou comme sujet principal de ses réalisations, en raison de son goût pour les trains ; nous pensons plutôt qu'il trouvait dans la machine à vapeur, se prêtant bien par son aspect vivant au rythme du dessin animé, un thème facile à exploiter et lui procurant des possibilités nombreuses d'épisodes comiques.
Son goût pour les trains, Disney le manifestait d'une autre manière : soit en se lançant dans le modélisme, puisqu'il avait installé, en plein air dans sa propriété de Californie, un magnifique réseau miniature à l'échelle 1/8 (sa fortune lui permettait de voir grand), soit en peuplant son célèbre Disneyland de trains et de monorails .
Le « Santa Fé and Disneyland limited », fidèle reconstitution au 5/8 du transcontinental de la grande compagnie américaine, avec sa gare située à l'entrée de Disneyland, est célèbre dans tous les Etats-Unis.
C'est pourquoi on ne peut refuser à Disney d'avoir été un artiste doublé d'un poète qui aimait les trains, les vieux trains d'une autre époque, ceux au charme desquels nous sommes le plus sensibles.
Rien qu'à ce titre, nous nous devions bien de lui adresser un dernier hommage !
(Documents Studio Walt  Disney.)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: frimousselechat le 07 Avril 2024 à 01:26:33
Bonjour,

Pourquoi aime on jouer au petit train ?
Réponse simpliste : parce qu'on aime le grand alors qu'on roule le plus souvent en voiture.

Je suis d'une génération juste d'après guerre où rares circulaient des voitures, où la grande distribution n'existait pas et dont il n'était pas encore question de la grande vitesse. Trop chers les avions, les déplacements se faisaient généralement en train à vapeur voir en car sur de petites distances. Avant guerre quelques lignes étaient déjà électrifiées comme dans le midi ou le Paris Orléans et le Paris Le Mans.

Mes parents étaient enseignants, le père prof d'allemand dans le laïc, ma mère prof d'histoire chez les curés. Mon grand père paternel a passé toute sa vie professionnelle comme cheminot au Mans d'abord au triage où sa tache consistait à l'attelage-dételage des wagons puis en fin de carrière à la surveillance d'une sous station électrique. Un oncle travaillait aussi au Mamers - Saint Calais aujourd'hui Transvap. Il m'arrivait souvent de passer les petites vacances au Mans. Là, mon principal passe temps consistait à me rendre à la gare. C'était l'époque des poinçonneurs et des tickets de quai. La ligne Paris - Le Mans étant déjà électrifiée depuis 1937, la principale attraction de l'époque consistait au changement de locomotive en gare. Et je passais mon temps à regarder la manœuvre : un spectacle en soi pour un gamin.

A l'époque l'école était obligatoire depuis l'age de 6 ans (3 aujourd'hui et n'en déplaise aux enseignants, en cette époque moderne ils en apprennent moins que dans les années 50.) mais j'ai su lire et écrire vers quatre ans. Donc dés que j'ai su me débrouiller avec un crayon, mes parents m'imposaient chaque début décembre de faire la lettre au Père Noël. Et année après année je demandais un train électrique. Et c'est ainsi que pour mon quatrième Noël sous le sapin et devant la crèche j'ai découvert mon premier train : un Hornby mécanique se composant de deux voitures Pullman à essieux et d'une 020. De ce train il me reste une voiture. C'est là que mes aventures ferroviaires ont commencé.

Continuant de réclamer à chaque Noël un train électrique, pour celui de mes six ans Papa Noël exauça mon vœux : enfin le train électrique : un wagon Stef, un bâché et une motrice électrique avec un un cercle de voie, un aiguillage et quelques rails droit. De plus mon père compléta ce noël en me transmettant le Mecanno qu'il avait étant enfant. A l'époque souvent dans les familles les jouets ainsi que d'autres affaires ( vêtements, meuble, etc... ) se transmettaient d'une génération à l'autre alors qu'aujourd'hui il faut bien reconnaître qu'on nous vend de la merde juste bonne à remplir les déchetteries. 

Pendant toutes mes années d'école primaire, j'avais un marché ( deal est un anglicisme à éviter) avec mon père : une place de premier au classement du mois était récompensée par un wagon. Les Noëls suivant ont vu arriver un autorail Bugatti et de nouveau une 020.

Pour le Noël de ma sixième, mon Père m'annonça que Hornby 0 n'était plus. Par conséquent plus de train. Mais en cachette Maman me donna quelques sous pour aller voir les trains chez le marchand de jouets. C'était l'époque des véritables marchands de jouets qui souvent à l'époque des fêtes exposaient en vitrine un train circulant sur un ovale de voie. Là, le choix entre Jouef et Hornby Acho. Le choix a été rapide : pour le prix du Picard d'Hornby, chez Jouef j'ai pu acquérir le Paris-Rome complété d'un fourgon est, de quelques wagons de marchandises dont de nouveau un Stef, des rails droits et un aiguillage manuel.

C'est triste quand on pense que depuis toujours et encore de nos jours les industriels proposent des wagon Stef alors qu'en notre époque moderne le frais roule en camion depuis bien longtemps : quel recul...c'est comme l'école.
Pendant mes années d'école primaire, j'ai eu un bon copain, fils unique comme moi, son père percepteur, sa mère assistante sociale qui comme moi a eu le train Hornby puis le moment venu est passé au Hornby Acho. Souvent le jeudi après midi nous réunissions nos deux circuit pour jouer.

Ainsi pendant mes années de lycée je n'ai fait que de compléter mon Jouef et mon Meccano avec de l'argent gagné par-ci par-là en faisant de menus travaux tels que désherber des jardins, laver des voitures... A l'époque beaucoup d'adolescents cherchaient de petits travaux alors que dans notre époque moderne ces mêmes ados pensent que l'argent de poche des parents est un droit. Du coup nos jeunes deviennent des assistés et n'ont pas la notion de la valeur travail égale argent. Encore un recul.

Puis je me suis marié une première fois, et après avoir fait deux minos, société de consommation oblige, divorce, changement de femme. En fait Madame est partie avec train et enfants continuer son parcours avec un de ses ancien flirt d'école. Sauf que mon premier train Jouef a été détruit. Allez comprendre la logique féminine, elle aurait mieux fait de le garder pour notre fils qui devenu adulte s'est lui aussi mis au train.

Mon premier réseau à été construit dans une chambre. A l'époque je résidait aux Choux à Créteil. Les pièces étaient trapézoïdales. Un contreplaqué sur des tréteaux, un ovale, 3 voies à quai en constituait la base. Il y avait aussi deux voies de garage ainsi que le tout nouveau pont tournant Jouef. Offert pour un anniversaire par le copain. Le bloc système Jouef autorisait la circulation de deux trains. Côté bâtiment , la gare de Neuvy ainsi que la plus part de la collection des bâtiments Jouef bordaient les voies. Bref c'était plus un réseau jouet qu'un réseau de modéliste.

Puis la vie a continué, et j'en suis à mon deuxième réseau commencé vers la fin de ma vie professionnelle et transporté à la Guadeloupe où j'ai construit pour ma retraite.

C'est comme cela. Le train est le fil conducteur de ma vie comme pour d'autres la collection de timbres, la chasse ou la canne à pèche.

Je constate à la visite des expositions ou à la lecture de nos revues que beaucoup d'entre nous sommes des générations baby-boum. La locomotive à vapeur se vend bien ce qui tente à prouver que quelque part nous autres modélistes sommes des nostalgiques d'époques révolues. Très peu de jeunes sont attirés par notre jeu. Nos jeunes préfèrent s'abrutir devant des écrans, raconter des bêtises sur les réseaux sociaux : encore un recul.

Aujourd'hui je construit mon réseau et sur une étagère le Mecanno est en attente de reprendre du service. J'ai en projet de monter mon train Hornby en fixe pour que les enfants de passage chez moi puissent jouer avec. Peut être un moyen de convertir des jeunes. Mon camarade d'école est devenu un ami. Il a poussé ses études jusqu'à polytechnique. Par contre ses trains et son Meccano dorment depuis plus de quarante ans dans leurs boites.

A suivre...peut être.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: frimousselechat le 08 Avril 2024 à 13:59:18
Citation de: 68056 le 03 Mars 2024 à 18:56:29Bonjour Droz1 :)
Pour ma part, J'avais commencé à rédiger une intervention sur ce sujet qui "me touche" à un point tel que c'est difficile à décrire  O:-)  :-[ .Projet avorté, puis oublié, Je fais une autre tentative aujourd'hui.

Salut à ceux qui ont le courage de me lire,

comme au bon vieux temps de l'école, pour ma part quand je dois écrire plus de cinq lignes je fais un brouillon. Pour ce faire je compose sur mon traitement de texte puis avec le copier collé je publie sur le blog. Cette méthode permet de rédiger sur plusieurs jours et par respect pour le lecteur d'éliminer une grande partie des fautes d'orthographe. Pour la grammaire j'utilise Reverso. Je considéré que l'orthographe et la grammaire méritent d'être soignés par respect pour notre langage et par respect pour ceux qui nous lisent. Un blog comme un réseau social sont notre vitrine.

Si non pour en revenir au sujet, il ne faut pas avoir peur de raconter son expérience, ce fil est là pour ça. Et ne rougissez pas de vos commentaires.

J'ai comme dans l'idée que la citation s'est mélangée avec mon texte et j'ignore pourquoi.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: frimousselechat le 08 Avril 2024 à 14:15:30
J'ai comme dans l'idée que mon texte s'est mélangé avec la citation et j'ignore pourquoi. Donc pour plus de compréhension je republie mon texte.

Salut à ceux qui ont le courage de me lire,

comme au bon vieux temps de l'école, pour ma part quand je dois écrire plus de cinq lignes je fais un brouillon. Pour ce faire je compose sur mon traitement de texte puis avec le copier collé je publie sur le blog. Cette méthode permet de rédiger sur plusieurs jours et par respect pour le lecteur d'éliminer une grande partie des fautes d'orthographe. Pour la grammaire j'utilise Reverso. Je considéré que l'orthographe et la grammaire méritent d'être soignés par respect pour notre langage et par respect pour ceux qui nous lisent. Un blog comme un réseau social sont notre vitrine.

Si non pour en revenir au sujet, il ne faut pas avoir peur de raconter son expérience, ce fil est là pour ça. Et ne rougissez pas de vos commentaires.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 11 Avril 2024 à 10:44:21
Merci Frimousselechat  et bravo vous avez bien analysé la problematique
« parce qu'on aime le grand alors qu'on roule le plus souvent en voiture.»
il faut bien reconnaître que le train ne fait plus rêver depuis longtemps en fait depuis qu'il ses transformé en une sorte d'avion sans les ailes ;  lesquels ne font plus rever non plus !
Seule la  vapeur peut créer cette émotion visuelle et olfactive  mâtiné de crainte c'est pourquoi j'invite toujours les parents avec des enfants en bas age a aller a la 'fete de la vapeur'

pour iluster nos propos  encore  un 'boomer' amateur de  trains modèle réduits c'est Rod Stewart's  il a un super réseau  et il se murmure  qu'il etait plus fier d'avoir fait la couverture de  Model Railroad magazine que celle de  Rolling Stones.


slts  CD
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 15 Avril 2024 à 23:00:31
A la lumières des récentes révélations peut être s'agissait il  plutôt de l'attrait des 'madones des sleeping'  plus que du chemin de fer par lui même  mais laissons le bénéfice du doute suite à cet article de telerama !

CES TRAIN QUI M'ONT RENDU FOU"
A dix-huit ans, déjà. II découvrait Venise sous la casquette de la Compagnie des wagons-lits. Vingt ans plus tard , il entreprenait un tour du monde en chemin de fer  Patrick Poivre d'Arvor est fou des voyages en train.
De ces trains qui ne sont pas comme les autres  Il nous explique pourquoi.

Emporte-moi, wagon !'  écrivait  Baudelaire.   
Cet  appel,   Patrick   Poivre d'Arvor aussi,la entendu, en 1985, il y a trois ans,  lorsque, en vacance subite et involontaire de télévision, il décida, comme il nous le raconte, de « tailler la route ». « Me retrouvant assez brutalement à la tête d'un grand capital de temps libre, j'ai choisi aussitôt de faire le tour du monde en train.
C'était pour moi une manière de revenir à mes premières amours, puisque, étudiant, j'avais été plusieurs mois"conducteur", comme cela s'appelle, ou, si vous voulez, accompagnateur, à la très respectable Compagnie internationale des wagons-lits. Un petit boulot pour les vacances universitaires, qui m'avait permis de me rendre une bonne vingtaine de fois à Venise,faisant presque de moi un expert de la Cité des doges. » Fou de trains, P.P.D.A. ! « Très jeune, raconte-t-il, des films comme "La Bête humaine", "Le Crime de l'Orient-Express", ou "Le train sifflera trois fois", me passionnaient. »
Cependant, un tour du monde en train n'était pas tout à fait I réalisable : aucune ligne de chemin de fer ne faisant vraiment le tour de la planète. Patrick, très vite, s'en aperçut. Mais qu'à cela ne tienne : après Albert Londres, Paul Morand, Biaise Cendrars, Jean Cocteau ou Valéry Larbaud, le reporter dans l'âme, curieux de tout, et d'abord, comme Morand, de la Terre - rien que la Terre -, décidait aussitôt d'emprunter les derniers grands trains de rêve, qui, de la Mandchourie à l'Himalaya, du Grand Nord à la Patagonie, sillonnaient encore notre globe. « Pendant deux fois trois mois, explique-t-il, des déserts africains aux plaines chinoises, comme un collégien, j'ai révisé le monde depuis leurs compartiments, écrivant mes reportages pour un hebdomadaire. »
De cette aventure partagée avec un photographe, Patrick a rapporté un beau livre et un goût plus fort pour le grand reportage je ne sait pas s'il faut interroger les psychanalystes pour expliquer cet engouement pour les tunnels et les wagons qui frémissent ...
Mais le train je suis sur , correspond  a un rythme de vie très personnel  beaucoup plus que la voiture ou l'avion .
Grace a lui on y cotoi des gens du crus, on y goutte pleinement la couleur locale on pénétré le paysage et les choses et de surcroît on arrive a l'heure !
Ce qui est loin d'être  toujours le cas avec les jets ! Surtout tout y semble possible , je crois que dans les trains, il y a comme une magie inexplicable, quelque chose qui fait que tout, à tout moment, peut vous arriver. Même une rencontre avec le fantôme charmant d'une "madone des sleepings".
Les départs y sont plus émouvants, les découvertes plus troublantes et les arrivées plus euphoriques. La vitesse y est vraiment humaine et, derrière cette fenêtre privilégiée donnant sur le grand monde, notre conscience, notre personnalité, semblent se modifier.
Très vite, l'excursion extérieure se transforme en voyage intérieur. »
UNE FENÊTRE SUR LE GRAND MONDE
Du Nairobi-Mombassa, aux wagons visités parfois par les lions, au train des Andes, qui relie Lima au cœur de la Bolivie; du Moscou-Pékin, le mythique Transsibérien, qui égrène les bouleaux, la taïga (et l'ennui tchekho-vien) au pressé New York-Los Angeles; du Grand Train du Nord, qui rattache Montréal aux ours blancs de Churchill, au petit « train des rizières », fragile pont de la rivière Kwaï, lancé entre Djakarta et Djokjakarta, et du prestigieux train des maharajahs, cher à Kipling, à l'attendrissant Orient-Express, aujourd'hui enfermé entre Londres et Venise, Patrick les a tous essayés.
« Tout le monde voyage, aujourd'hui, remarque-t-il, en charter, en prépaie, en voyage organisé, en groupe. En jet, en stop. Dans sa tête, dans sa chambre, avec les magazines ou les diapositives des autres. On voyage vite, utile, on "fait" la Chine ou le Pérou comme on fait acte de présence. On parcourt, on sillonne, on butine. Bangkok, Marrakech, Pointe-à-Pitre ou Los Angeles font moins rêver. Elles se rapprochent de nous grâce à l'avion-métro.
Mais un aéroport, c'est déjà une salle d'opération. Aseptisé. Standardisé. La même musique
d'ambiance à Manille, à Toronto, à Dakar, à Buenos Aires. Avec l'avion, on va finalement trop vite.
On cicatrise trop vite ! Mais avec le train, le " grand ruban d'acier", c'est autre chose! C'est le vrai rythme de notre vie ! » s'exclame - avec une mauvaise foi évidente -, P.P.D.A. la «locomotive» de TF1, car, pris aujourd'hui par son travail, Patrick ne l'emprunte plus guère que pour ses vacances, chez lui, en Bretagne, dans le Paimpol-Guingamp, qui vaut, assure-t-il, « tous les trains de luxe du monde » !
A Paul Morand, l'auteur de « L'Homme pressé », quand on lui demandait une fois ce qu'il emporterait sur une île déserte, répon�dait : « Shakespeare et l'indicateur des chemins de fer, naturellement. »
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Mai 2024 à 09:39:16
MODELISME le petit train c'est la santé

nous somme Ici  en 1966  mais Il me semble me souvenir que dans les années 70/80 que la profession la plus représenté dans notre loisir était les médecins , chirurgiens , dentistes .. etc  ce qui a du sens car il faut aimer la minutie et une certaine forme de 'mécanique' quand a l'effet anti stress je pense qui est réel
qu'en est il aujourd'hui  a part profession retraité ?



Nous associons   aujourd'hui   dans   notre   rubrique   de modélisme deux amateurs fort éloignés l'un de l'autre le premier étant un Lyonnais, le second demeurant en Belgique, à Dinant
Cependant, ces deux passionnés du H0. ont des professions assez voisines pour que nous ayons pu tenter ce rapprochement, l'un étant médecin, l'autre étant pharmacien, ce qui tend à prouver, s'il en était encore besoin, que les responsables de la santé publique (nombreux à pratiquer le modélisme ferroviaire) sont fort enclins à considérer que le petit train constitue une détente salutaire, un dérivatif hygiénique et, pour tout dire, un remède excellent pour ceux  qui  souffrent d'un  mauvais  métabolisme  de  leurs   loisirs.
Verrons-nous un jour le petit train remboursé par la Sécurité sociale ?
En tout cas, le docteur Pierre Laurent semble tout à fait disposé à prescrire sur ordonnance à ses malades quelques locomotives aux vertus curatives reconnues et le pharmacien Gabriel Houba ne demandera certainement pas mieux que de fournir les remèdes inscrits sur ladite ordonnance.
Le  docteur  Pierre  Laurent,  nous  l'avons  dit,  est  Lyonnais, il demeure   avenue   Félix Faure,   dans   le   3e  arrondissement  et-il s'est arrangé pour placer non  loin de son cabinet de travail sa maquette ferroviaire qui occupe une pièce entière.
Qu'en dire ? Les très belles photographies de notre collaborateur montrent bien l'ambiance de ce joli réseau comportant plus de cent mètres de voies et une cinquantaine d'aiguillages. La caténaire s'étend sur une grande partie de l'installation réalisé» en matériel Marklin, 16 locomotives et environ 70 wagons constitue le parc roulant.
L'on   remarque   particulièrement   les   3  grandes   gares  jalonnant le réseau  qui  sont couvertes  d'une  halle  en  rhodoïd  qu'aucune fumées  n'est  jamais  venue  ternir,   différant  en   cela   des   «   marquises de gare   réelles   dont   la   luminosité   est   toujours   relative.
Le   docteur   Laurent,   tout   en   conservant    bien   entendu  la possibilité  de  commande   manuelle   des  circulations,   s'est  complu à créer  les  conditions   d'un  fonctionnement  complètement   automatique du réseau. 7 trains peuvent en effet y circuler selon un programme établi,   et  fonctionner  en   complète   dépendance,   l'arrivée   d'un train dans l'une des gares déclenchant,  après une période de temporisation, le départ d'un convoi « en  correspondance ».

2ieme volet de notre diptyque, voici le pharmacien Gabriel Houba, dont l'officine est établie à Dinant-sur-Meuse, place de la Reine-Astrid.
M. Houba est depuis longtemps un fidèle du chemin de fer.
Il lui est même arrivé, en certaines circonstances, de conduire, sous la surveillance d'un chef mécanicien de ses amis, des locomotives de la S.N.C.B.
Le réseau du pharmacien est installé sur 36 m2, dans un grenier, c'est une installation qui ne paie pas de mine, le décor y étant réduit à sa plus simple expression ; ce n'est pas ce qui intéresse M. Houba.
Sa passion, c'est la recherche expérimentale dans le domaine de la traction. Sur sa voie Màrklin, il fait circuler des locomotives d'une bonne dizaine de marques différentes, mais modifiées pour accroître leurs performances :
diminution des frottements, abaissement du centre de gravité, etc. (sans parler de la décoration, qui est revue et complétée, ceci allant jusqu'à l'adjonction d'un tableau de bord et d'un conducteur dans les motrices).
Chez M. Houba, les convois de 30, 50 et même 80 wagons ne sont pas rares. On voit à quel point notre pharmacien excelle à tirer la quintessence de ses engins de traction. Ajoutons qu'il en a construit quelques-uns de toutes pièces, notamment une 231 Coronation dont il est très fier.
Ce modéliste complet est en outre le président du Rail-Miniature Mosan, dont les animateurs organisent périodiquement de sympathiques rencontres autour des tables de modélisme des adhérents de la région.

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 06 Mai 2024 à 10:40:42
spécial dédicace au Chef de gare honoraire de Warquignies-Clinique nohabdiesel
un article trouvé par hasard et qui devrai l'intéresser


LE CHEMIN DE FER DE L'ILE MAURICE  LVDR Mars 1964


L'ILE MAURICE, terre d'origine volcanique environnée de récifs de corail, est située en plein Océan Indien, à près de 2500 km de la côte Est de l'Afrique et à 800 km de Madagascar.
 ILE MAURICE3.jpg
Compte non tenu des petites îles proches, telles que Rodriguez, Agalega, Diego Garcia, elle a une superficie de 1 865 km2 et elle mesure 65 km de long sur 45 km de large.
De la côte Nord, le terrain s'élève progressivement jusqu'au plateau central accidenté et fertile, alors qu'à l'opposé, l'accès au centre de l'île est assez escarpé.
Le plateau est bordé par trois chaînes de montagne que dominent des sommets rocheux dont l'altitude maximale est de 826 m. Quelques montagnes et collines se dressent en d'autres points de l'ile et de courts torrents descendent en cascades spectaculaires vers les vallées et la mer.
 ILE MAURICE4.jpg
Le climat, subtropical dans l'ensemble, présente de notables différences entre la zone côtière et le plateau.
Avant tout, il pleut quatre fois plus sur les hautes terres que le long de la côte.
D'autre part, de fréquents cyclones causent souvent d'importants dégâts sur toute l'étendue de l'île.
La plus grande partie du territoire est consacrée à la culture de la cannera sucre, mais il subsiste, cependant, des restes de la forêt originale et, dans les lacunes côtières dont l'eau est invraisemblablement chaude, poussent les cocotiers et les casuarines.
Lors de sa découverte par des navigateurs portugais, au XVI* siècle, l'île Maurice était inhabitée et les seuls êtres vivants que l'on y trouvait étaient des oiseaux géants, incapables de voler, les Dodos, qui furent bien vite exterminés.
En 1598, des marins hollandais lui donnèrent son nom actuel en l'honneur de leur souverain, Maurice de Nassau.
Les Hollandais firent de l'île une escale sur la route des Indes et, à partir de 1638, une colonie néerlandaise y fut établie à demeure, mais, dès 1710, elle cessait d'exister.
Peu après, en 1715, des vaisseaux français abordèrent à Maurice et, dès lors, la France revendiqua la possession de cette terre perdue dans l'immensité de l'Océan Indien et dénommée, alors, « Ile de France ».
Sept années plus tard seulement, commença la mise en va-2eur par des soldats et des planteurs français ; d'habiles et énergiques gouverneurs, tels Bertrand François Mahé de La-bourdonnais, Pierre Poivre et Maillait du Mesle, firent de l'île un point d'appui de grande valeur lors de la longue lutte qui opposa la France et l'Angleterre pour la possession des Indes. Aujourd'hui encore, on peut lire sur les armes de Maurice : « Stella clavisque maris indici » (l'étoile et la clé de l'Océan Indien).
Au début, l' « Ile de France » appartenait à la Compagnie des Indes orientales et ce n'est qu'en 1767 que Pierre Poivre, premier « intendant » de l'île, y établit l'administration de l'Etat, au nom du roi de France.
Bien que séparée de la mère patrie par des milliers de lieues, Maurice ne fut pas épargnée par la tempête révolutionnaire et, pour la première fois, se trouva alors posé le problème de la libération des très nombreux esclaves amenés, sur l'île, d'Afrique ou de Madagascar. L'empereur Napoléon nomma gouverneur le général Charles Matthieu Isidore de Caen qui montra de grandes qualités dans l'accomplissement de ses fonctions. Il disposait cependant de trop peu de troupes et, en 1810, ne put résister à l'attaque d'une force britannique, comportant 67 navires et 16000 soldats. L'île tomba alors aux mains des Anglais avec Bourbon (aujourd'hui La Réunion) et Rodriguez.
Lors du traité de Paris, en 1814, seule la Réunion fut restituée à la France et Maurice demeura possession britannique avec les petites îles voisines et les Seychelles, situées loin au nord. L'administration anglaise respecta le caractère français de la colonie blanche et le Code Napoléon est demeuré en vigueur jusqu'à nos jours sur toute l'étendue de l'île.
En 1833, le gouverneur britannique abolit l'esclavage, lequel avait constitué .jusau'alors le fondement de l'économie locale ; mesure qui suscita toutefois une vive opposition des planteurs. Les exportations de sucre vers l'Angleterre et les possessions britanniques ne cessèrent cependant de s'accroître par la suite, passant de 34 000 t, en 1833, à 150 000, en 1900, la main-d'œuvre nécessaire provenant désormais des Indes. Aujourd'hui, Maurice exporte environ 500000 t de sucre par an et sa population, qui atteint maintenant le chiffre de 615 000 habitants   324 au kilomètre carré  vit pratiquement dans sa totalité du produit de cette exportation.
Dès le XVIII siècle, les planteurs français, en faisant venir des esclaves d'Afrique, avaient réuni les conditions de la formation de l'actuelle population multi-raciale de l'île Maurice. Ces conditions se trouvèrent encore renforcées, dans une mesure considérable, par la suite, du fait de l'arrivée en masse de travailleurs indiens contractuels, après l'abolition de l'esclavage. Les descendants de ces Indiens représentent, aujourd'hui, 67 % de la population.
La dernière vague d'immigration dans l'île est constituée par des Chinois qui ne représentent, il est vrai, que 4 % de la population, mais détiennent une grande partie du commerce.
Maurice est, actuellement, une colonie de la couronne britannique, douée d'une certaine autonomie administrative. L'évolution constitutionnelle ultérieure devra être adaptée aux besoins d'une population multi-raciale et d'appartenances religieuses variées. La vie politique de l'île, à la différence de celle de bien des territoires comparables, est, dès maintenant, caractérisée par l'affrontement des partis en présence et non par l'antagonisme entre les différentes races et communautés religieuses. Une cause permanente de difficultés sociales est constituée par les conséquences néfastes de la monoculture de la canne à sucre.
Le caractère saisonnier du travail et les variations de prix sur le marché mondial créent des problèmes difficiles à résoudre.
L'anglais et le français sont les deux langues officielles et elles sont utilisées, par exemple, par les députés, lors des sessions du parlement de la colonie, dit « Conseil législatif », en toute liberté et selon les préférences de chacun d'eux. Il n'est pas rare qu'un orateur s'exprimant en anglais soit interrompu, en français, par un autre représentant, tous deux connaissant parfaitement les deux langues. Le créole, langage populaire français, comporte de nombreux archaïsmes et bien des étrangers ne le comprennent pas, même s'ils ont une parfaite connaissance du français.

UN RESEAU FERRE CENTENAIRE.

A la grande surprise des visiteurs, il existe un réseau ferré sur l'île Maurice. Et il ne s'agit pas de lignes à voies étroites destinées à la desserte des plantations  il en existe également au voisinage des sucreries — mais d'un véritable réseau à écartement normal, qui a même déjà une centaine d'années d'existence.
La première ligne fut établie en 1864 sur l'ile du sucre et, quelques années après, un réseau relativement dense était en service.
Quelques-unes des locomotives datant du début de l'exploitation ferroviaire sur l'île sont encore en service aujourd'hui.
Ce chemin de fer est construit entièrement selon les normes britanniques avec le petit gabarit caractéristique.
La superstructure, y compris les aiguilles, est constituée par des rails sur coussinets, de diverses formes et de poids variant en 37 et 40 kg/m, posés sur traverses en bois.
Toutes les lignes ont pour origine le très important port de Port-Louis. Ces lignes sont les suivantes :
1. La ligne du Nord : Port-Louis - Pamplemousse - Grande-Rivière Sud-Est qui traverse la plaine côtière plate du Nord et ne présente pas de particularité technique. Elle a une longueur de 49,9 km.
2 La ligne du centre : Port-Louis - Curepipe - Mahébourg, qui franchit le plateau intérieur de l'ile et sur les 53,1 km de laquelle se trouve, près de Cure-pipe, le point culminant de tout le réseau, à l'altitude de 549 m.
Cette relation pourrait presque être considérée comme une ligne de montagne, bien qu'elle n'emprunte jamais d'étroits défilés, mais toujours de larges vallées ascendantes. Elle n'en comporte pas moins de très fortes rampes, de part et d'autre de son point culminant; la plus accusée atteignant 39,1 °/00 sur une longueur de 1,2 km du côté ouest. Il existe, au total, 13 rampes importantes de diverses longueurs dont les déclivités varient entre 33 et 39,3 °/00,  Entre Port-Louis et Belle-Village (2,4 km), ainsi qu'entre Petite-Rivière et Beau-Bassin (2,4 km), la ligne est même à double voie et c'est entre ces deux sections que se trouve l'ouvrage le plus important qu'elle comporte, le pont de 400 m en poutres d'acier sur piles en maçonnerie, sur lequel elle franchit à voie unique la Grande Rivière Nord-Ouest.
3. L'embranchement desservant Souillac, qui quitte la ligne du centre à Rosé-Belle et traverse, sur 29 km, la plaine côtière sud.
Depuis assez longtemps déjà, les lignes suivantes ont été fermées à l'exploitation et déposées :
4. La ligne de raccordement Rosé Hill-Rivière Sèche, via Quartier Militaire et Etoile, qui réalisait la liaison entre les lignes du nord et du centre.

5. La ligne de la côte Ouest, de Petite Rivière à Rivière Noire et une courte ligne en cul-de-sac, de Terre-Rouge à la ligne du Nord, atteignant Montagne-Longue.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ET MATERIEL ROULANT


il s'agit d'un chemin de fer d'Etat dénommé de ce fait « Chemin de fer du gouvernement de l'île Maurice ». A sa tête se trouve une direction comportant quatre sections : Voies et Bâtiments, Matériel et Traction, Service Commercial et Mouvement.
L'effectif actuel du personnel est voisin de 1150 agents, mais, lors de la récolte de la canne à sucre, 400 auxiliaires sont régulièrement engagés.
Le rayon de courbure minimal sur les lignes principales est de 457,2 m, et il est de 91,4 m sur les voies secondaires et de raccordement. Quant à la charge par essieu, elle est relativement élevée et atteint 18 tonnes, mais la vitesse maximale est limitée à 40 km/h.
D'autre part, en 1960, les recettes du réseau s'étaient élevées à 5001 millions de roupies de l'île Maurice (1 roupie vaut approximativement 1 F) et ses dépenses avaient atteint 5392 millions de roupies.
Le trafic voyageurs, en permanence déficitaire, est interrompu depuis 1956. Les chemins de fer avaient, en effet, été construits à une époque où les zones d'habitation étaient réparties tout autrement que de nos jours où les plus importantes se trouvent éloignées des voies ferrées.
Un excellent et dense réseau routier dessert d'ailleurs toutes les localités de l'île et des lignes d'autobus privées ne tardèrent pas à attirer le trafic voyageurs, d'où une diminution rapide et continue de l'occupation des trains de voyageurs. Le réseau ferré n'est donc plus utilisé maintenant que pour acheminer le trafic marchandises ; la loi lui réservant d'ailleurs tous les transports lourds.
En 1960, 534000 tonnes de marchandises ont été transportées, consistant essentiellement en sucre, engrais et produits chimiques.
Le matériel roulant des chemins de fer de l'île Maurice consiste en 2 locomotives diesel, 35 locomotives à vapeur encore actuellement en service (10 autres locomotives à vapeur ont été réformées et sont démolies ; certains de leurs organes étant récupérés pour réemploi sur les autres machines, le reste étant vendu à la casse), 635 wagons à marchandises et ce qui reste des 123 voitures à voyageurs dont la plus grande partie ont été cédées pour être utilisées comme habitations. Les plus anciennes locomotives datent de l'époque de la construction du réseau ; les plus récentes, de 1927.
Les deux locomotives diesel, de conception typiquement britannique, n'ont, par contre, été acquises que l'année dernière.
Les locomotives à vapeur les plus intéressantes du réseau sont, sans conteste, les trois Beyer-Garratt, dont la disposition d'essieu est 140+041, qui sont en service depuis 1926.
Elles sont surtout utilisées pour la remorque des trains de marchandises lourds pendant la campagne sucrière.
Auparavant, la traction des trains de marchandises devait être assurée parfois par trois locomotives 131 et 040 sur ies lignes à fortes rampes alors qu'une seule Beyer-Garratt, avec l'énorme effort de traction de 28730 kg qu'elle développe, peut acheminer des trains de 350 à 500 t sur les rampes très accusées de la ligne du centre.
Le freinage des trains est assuré par des freins à air et tous les véhicules sont dotés de tampons latéraux et d'attelages à vis.
Le chemin de fer de llle Maurice est sans nul doute  c'est là l'impression d'un visiteur occasionnel  un instrument assez vétuste et, pour tout dire, il présente surtout un caractère « historique ».
Les gares à voyageurs fermées à l'exploitation, avec leurs quais hauts à l'anglaise et les quelques voitures de conception ancienne encore garées sous leurs marquises détériorées par le dernier cyclone et non réparées, laissent une impression assez pénible.
Le trafic marchandises a cependant augmenté ces dernières années, mais le bruit court que, dans un avenir proche, le réseau sera entièrement fermé à l'exploitation et déposé.
S'il en était ainsi, ce réseau si typiquement « old England », de la lointaine ile du sucre isolée en plein océan, étape de l'histoire internationale du chemin de fer, connaîtrait, au bout d'un siècle de bons et loyaux services, une fin vraiment imméritée.

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: nohabdiesel le 06 Mai 2024 à 14:54:27
Merci, Droz. Depuis cet article, le chemin de fer a été complètement démantelé, mais depuis plus de 50 ans, la donne a changé et il est devenu impératif d'installer un réseau de tram moderne en site propre pour désengorger le trafic routier. Et les lignes de tram reprennent en partie l'assiette de l'ancien chemin de fer démonté au début des années 60'. Actuellement environ 35 kilomètres sont exploités
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: frimousselechat le 06 Mai 2024 à 19:17:14
Salut,

très très intéressants ces articles et photos.
Merci.

C'est un peut l'histoire de Pénélope, on défait et on refait.

La moralité est que les politiques tournent en rond comme nos petits trains jouets.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 14 Mai 2024 à 19:48:56
mon curé chez les modelistes   un article de mai 1958 c'est pas d'hier !
isue d'une famille cheminote il aimait les trains même si la vocation ecclésiastique fut la plus forte


UN   MODÉLISTE   FERROVIAIRE A   VINDECY   (Saône-et-Loire)

Il   existe en Saône-et-Loire, a 17 km de Parai-le-Monial, un petit village de 357 habitants, que rien ne signale particulièrement à l'attention des visiteurs.
Dans ce village, il y a une église dont le curé n'est autre que l'abbé Vaillard, modéliste ferroviaire fervent.
Je lui ai rendu visite.
Comment, diable ! me dit de suite mon interlocuteur, « La Vie du Rail » m'a-t-elle déniché, dans ce pays, éloigné de tout où, ironie du sort, les trains de voyageurs ne circulent même plus et dont le nom, Montceaux-Vindecy, est depuis longtemps rayé du Chaix.
« Mais peu importe. Vous voulez voir mon réseau, le voici. »

Au fond d'un jardin ruisselant de pluie se dressait un hangar ou je découvris le chef-d'œuvre de patience et d'habileté, but de ma visite.
Installé sur une table de 5 m X 3 m, ce réseau (au l/87ieme) se compose essentiellement de 5 circuits d'une longueur totale de 75 mètres environ.
Ces circuits peuvent communiquer entre eux par l'intermédiaire de 15 aiguilles et de 4 traversées jonction doubles. Une partie est équipée en caténaires.
Le réseau est divisé en cantons, et la signalisation se fait par block lumineux.
Le matériel roulant se compose de 3 machines électriques, 4 machines à vapeur, 25 voitures et 15 wagons de marchandises.
Les installations fixes se composent d'une gare à 2 quais et 6 voies, avec bâtiment des voyageurs, marquise et dépendances et d'un dépôt, avec pont tournant.

Il existe deux passages à niveau, dont les barrières se ferment au passage des trains.
Des viaducs, tunnels et aqueducs complètent l'installation située dans un décor de montagnes et de maisons illuminées, du meilleur effet.
Des voyageurs et des cheminots sillonnent les quais.
L'installation fonctionne sur courant 8-16 volts, pour la traction. 16 volts pour les signaux et les aiguilles, 20 volts pour l'éclairage.
Au pupitre de commande, M. l'abbé Vaillard dirige les mouvements.
Les trains démarrent, prennent de la vitesse et s'arrêtent devant les feux rouges des panneaux, car toute l'installation repose sur l'observation absolue des signaux.
C'est d'Allemagne, où  il était aumônier, que ce modéliste ramena une bonne partie de son matériel.
Mais que d'heures passées pour obtenir ce résultat !...
Il faut bien que mon église survive, m'a confié cet amoureux des trains.
Aussi je présente mon réseau aux foires, expositions et kermesses et le bénéfice ainsi obtenu va directement à l'aménagement de mon église. Et puis, vous savez, j'ai de qui tenir : mon grand-père, mon père et un de mes oncles faisaient partie de votre grande famille des cheminots.
La nuit tombait lorsque je pris congé de mon hôte. Dans le petit village, les feux s'allumaient. Tout, bientôt, allait s'endormir.
Tout, sauf, peut-être, l'abbé Vaillard qui, tournevis en main, allait, tard dans la nuit, perfectionner encore son réseau pour le bien-être de ses paroissiens.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 21 Mai 2024 à 21:43:00
Les réponses au sujet n'ayant toujours pas trouvé son public alors continuons a explorer les différents types de modélistes...  ceux ci dans les années soixante   

Avec les modélistes de Québec : SAVEZ-VOUS où vont chaque mercredi soir le fleuriste Jules Lanouette, le pharmacien Denis Portier, le contremaître François Boucher, Jean Bernier assureur, René Robitaille technicien et quelques autres, leur journée de travail terminée ?
Est-ce le jour de la partie de belote au café du Commerce ?
Vous n'y êtes pas ! Nous allons les retrouver dans le sous-sol de la Caisse populaire de Charny.   modelistesQuebec2.jpg 
Charny... un tranquille chef-lieu de canton au cœur de notre dou�ce France ?
Non et non ! C'est au 856, 9' Avenue... à Québec.
Le sous-sol de la banque abrite non les coffres (au fait, où sont-ils ?) mais le siège de !a Société de modélisme ferroviaire de Québec.
modelistesQuebec1.jpg
Suivons donc les membres de cette honorable société dans l'escalier d'accès les conduisant au P.C. du Québec Northern, important réseau à l'échelle HO qui « dessert le nord québécois - selon ce qui est écrit sur les wagons de la compagnie.
Bientôt l'heure H. Dans leur cabine surélevée, le chef d'exploitation, son adjoint, le régulateur sont à leur poste.
Il en est de même pour l'aiguilleur du triage, pour les chefs de dépôt, pour les « ingénieurs » disséminés aux points névralgiques du réseau.
Pendant une bonne heure, les trains du Québec Northern vont rouler de Wabush à Fort Chimo ou à Schefferville.
Il faut desservir les embranchements en particulier ceux de la mine de fer et de la cimenterie, recevoir les trains sur un triage d'une capacité de 300 wagons, garer les trains lents, procéder aux croisements sur voie unique et tout cela bien entendu avec le souci de l'horaire qui caractérise le vrai cheminot.
A tel point que lorsque le  dernier train de la soirée est arrivé à destination il reste encore une tâche importante : celle de discuter des erreurs commises et des améliorations à apporter au trafic tout en se distribuant mutuellement des demandes d'explication, des blâmes et des satisfecit ! « II faut les opérer comme les vrais » est en effet la devise du club ; « opérer », en bon français du Québec, voulant dire « exploiter ».
Faire rouler les trains du Quebec Northern est une grande satisfaction mais il y a beaucoup de tâches plus obscures que celle d'exploitant à accomplir.
Il a fallu d'abord construire le réseau, ce qui a exigé trois ans d'effort ; charpentiers, poseurs de voie, électriciens... les membres du groupe ont fait tous les métiers. Fernand Mercier (routier dans le « civil ») a construit Wabush presque à lui tout seul. L'entretien du matériel a lui aussi ses spécialistes comme Jean-Pierre Rhéaume ou le docteur Mac Millan.
A ce propos, chaque véhicule a sa propre fiche d'entretien où sont portées toutes les réparations I
Le lundi, le vendredi et l'après-midi du samedi sont consacrés à ces divers travaux
Par ailleurs, l'extension du Québec Northern se poursuit :
Aux 21 locomotives, aux 23 voitures, aux 160 wagons va s'ajouter le parc du chemin de fer à voie étroite qui escaladera prochainement la montagne et ramènera lui aussi de pleins chargements de minerai lequel passera automatiquement sur les wagons à grande capacité et, de là, dans un minéralier ancré lui aussi dans les sous-sols de la banque populaire de Charny.
Cela c'est pour demain mais l'avenir, « l'horizon 80 », c'est encore le secret du club.
Si vous voulez le savoir, allez donc le demander aux membres de la Société de modélisme de Québec.
Ils vous recevront chaleureusement, en grande tenue dans leur uniforme vert et blanc écussonné aux couleurs du club.
Mais Québec est loin ; aussi, par prudence, je vous transmets, en attendant, selon les propres termes de nos correspondants, un cordial « salut aux amis du rail français de la part des amis du rail canadiens », des vrais et des purs si on en juge par les photographies de ces pages !
LVDR G. P.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 28 Mai 2024 à 15:11:55
Vous avez certainement déjà vu James May detruire des automobiles a la TV  mais c'est un amateur de Jouet en tout genre et de train électrique en particulier il avait tenté de creer le plus grand circuit en OO ( 17 miles) entre deux gare réelles dont les voies disparues sont devenue piste cyclable la première tentative s'étant terminé par la destruction des moteurs voici la seconde tentative qui ne fut pas une sinécure malgré la création d'une machine automatique a poser les rails et la participation des Allemands de Hambourg .
 

Une constatation le train miniature comme le réel a toujours une bonne image en Grande Bretagne malgré le chaos crée tout le long du parcourt
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 11 Juin 2024 à 21:50:23
je viens de me rendre compte que j'ai oublié la suite des photos des modélistes Québecois
c'est réparé !
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 18 Juin 2024 à 23:00:55
THE DUBOL'S RAILROAD COMPANY ou le  réseau HO de Claude bolling

Son talent de planiste lui vaut un nom célèbre auprès des amateurs de musique, de jazz en particulier, mais il est un autre domaine où sa compétence s'avère tout aussi certaine : son hobby !
Ce fort sympathique pianiste et compositeur, c'est Claude Bollïng, et son hobby, bien sûr, le chemin de fer miniature !
Coïncidence amusante : sur les pochettes de deux de ses derniers enregistrements, consacrés l'un à Irving Berlin, l'autre à des succès 1969, figurent entre autre des dessins de locomotives !   
« Je reçus mon premier « choc ferroviaire », nous dit-il très simplement, à l'âge de 15-16 ans lorsque, passant devant la vitrine illuminée d'un grand magasin de jouets, je tombai en arrêt devant un réseau Marklin richement décoré.
Cela me semblait féerique ! Les premiers trains Marklin HO que l'on voyait en France...
Je n'avais reçu jusqu'alors que des trains mécaniques tournant sur un cercle de voie. Ce fut une révélation... »
C'était juste avant la guerre. Claude Bolling habitait Nice ensuite, et c'est là qu'il commença ses études de musique. Vers la fin des hostilités, il déménagea avec ses parents, et vint habiter Paris. Là, le hasard d'une promenade le conduisit passage du Havre devant les vitrines de détaillants spécialisés de longue date dans le train miniature.
Cette vision nouvelle d'une telle diversité de trains modèles confirma une vocation longuement mûrie : Claude Bolling décida de monter son premier réseau  un Màrklin, bien entendu !
Par la suite, une rencontre avec le fabricant Ch. Vuillaume, aujourd'hui disparu, l'engagea dans le véritable modélisme. Ch. Vuillaume, rappelons-le, est le créateur, sous la marque Antal, des premières Pacific PLM construites en OO,  fameuses pour l'époque.  il vendit une de ses machines à Claude Bolling et le décida à monter lui-même sa voie à l'aide de profilé au mètre. « Le résultat ne fut pas merveilleux, nous  confie notre interlocuteur, le rail était un horrible profilé en métal gras, et les soudures que je faisais ressemblaient davantage à du ciment!... »
Un réseau réalisé à partir de matériel Fleischmann et Hornby suivit ces essais et s'agrandissait jusqu'au jour où un ami rentrant du Japon, rapporta à Claude Bolling une magnifique locomotive Mikado de Tenshodo. La finesse de réalisation de ce modèle séduisit aussitôt l'âme d'artiste de notre modéliste qui, délibérément, abandonna son réseau de style français pour en construire un de type américain. Faute de place suffisante, ce réseau fut, pour commencer, de type tramway avec les pittoresques motrices et baladeuses Suydam.
Durant son exploitation, le matériel classique américain, d'époque romantique principalement, et quelques « gros monstres », faisant contraste, qui séduisaient Claude Bolling, s'alignèrent dans les vitrines.
Aujourd'hui, grâce à sa réinstallation dans un appartement plus vaste, à la périphérie de Paris, Claude Bolling réalise son rêve : un véritable réseau américain, de 9 m sur 3,70 m en sa partie la plus large.
Par l'intermédiaire de son cab-control, Claude Bolling se permet de commander l'allumage de l'éclairage intérieur de la rame de son choix et réalise à notre gré des manœuvres plus ou moins orthodoxes, qui témoignent des larges possibilités de son montage.
Musique et électronique riment ici parfaitement et le maître de la maison joue de l'une ou de l'autre de ces techniques avec une égale compétence.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Fred_62 le 20 Juin 2024 à 08:50:19
Impressionnant le giga tableau de commande et son câblage.  :-X
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 20 Juin 2024 à 09:26:41
Il faut aimer le train et la patience
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 24 Juin 2024 à 21:04:33
Il semble que le train électrique et le jazz et des points d'affinité après Bolling c'est un autre claude  CLAUDE  LUTER  (1923-2006)
luis aussi avait un grand réseau de style Américain il me semble avoir lu que le Le rythme boogie-woogie fut inspiré par le bruit des roues
de wagons dans lesquels voyageaient plus ou moins légalement des musiciens du sud vers le nord
c'est surement cela le lien

Figue emblématique du renouveau français du style New Orleans, émule de Sidney Bechet dont il fut l'accompagnateur attitré durant sa période
européenne, clarinettiste, saxophoniste et chef d'orchestre
Mieux que nul autre, il a su conserver toute leur fraîcheur aux standards du vieux style qu'il interprète avec une flamme et une vigueur
intactes.
Clarinettiste, saxophoniste soprano pianiste et chef d'orchestre, le Français Claude Luter a conquis une durable célébrité auprès d'un vaste
public en se tenant à l'écart de tous les mouvements contestataires qui ont secoué le monde du jazz.
il fut l'accompagnateur attitré grand Sidney Bechet durant sa période européenne durant dix ans, il a réussi à s'inscrire dans l'histoire
comme un représentant majeur du style New Orléans dans la France de l'après-guerre
il avait envisagé de devenir architecte naval et était aussi un fervent amateur de modélisme ferroviaire

il a fait la une du magazine Pilote hélas je ne retrouve plus l'article que j'avais conservé
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: frimousselechat le 28 Juin 2024 à 15:12:18
Bonjour,

Pourquoi aimons nous les trains ?
En lisant ce fil je constate qu'une bonne part des amoureux du chemin de fer appartient au générations du Baby Boom.

C'est vrais que pour nous les anciens le train représente quelque chose. En premier lieu il a été le moyen de transport roi avant la vulgarisation de la voiture et l'invasion des camions. En plus il était plus attrayant du temps de la vapeur. Les voitures étaient à compartiments où les voyageurs ayant des vis à vis pouvaient faire conversation, voir faire des rencontres intéressantes. Il y avait souvent un vrais wagon restaurant. A l'heure de la soupe un employé circulait dans les couloirs une clochette à la main criant : «  premier service...deuxième service ». A cette époque il y avait de vrais marchands de jouets qui exposaient des trains dans leur vitrine, certains avaient même des petits réseaux souvent Jouef.
Que reste t'il aujourd'hui ? Le Tgv où les voyageurs roulent sans âme le nez dans leurs écrans. Le Tgv où autres trains gérés comme des compagnies aériennes. Des TER où les travailleurs s'entassent comme des sardines quand il n'y a pas gréve et des poids lourds qui polluent.
De fil en aiguille la SNCF a oublié sa notion de service public. Lignes fermées, obligation de réserver, de vagues selfs où on y mange mal plus de trains de nuit. De grève en grève le train a perdu son attrait, le fret ferroviaire à été transféré sur la route. La SNCF gérée par des financiers idiots et des syndicats absurdes s'est sabordée elle même. Il n'y a plus de marchands de jouets, la grande distribution a tout détruit et distribue du plastique chinois détruit aussi tôt. Hornby, JEP et Jouef made in France sont morts.
Alors comment dans ces conditions voulez vous que la jeunesse s'intéresse au train ?

De nos jours il est difficile d'aimer le train.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 28 Juin 2024 à 22:30:36
juste constat : la voiture prime dés qu e l on s éloigne  des grands axes Gap Marseille 3h30 en train 2 heures en voitures 

Il y a eu un plan rail  je sais pas où il en est

Hélas je ne sais pas si les enfants jouent encore au train,submergés  qu ils sont par internet et les portables


Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: nohabdiesel le 29 Juin 2024 à 06:31:20
Citation de: LUNEL le 28 Juin 2024 à 22:30:36juste constat : la voiture prime dés qu e l on s éloigne  des grands axes Gap Marseille 3h30 en train 2 heures en voiture

Il y a aussi eu des décisions qui partent d'une bonne intention et qui produisent l'effet inverse. J'habitais en Belgique à 80 kilomètres de Bruxelles et à 20 km de Valenciennes.Je prenais l'avion de Bruxelles à l'île Maurice. Il n'y avait pas de vol direct et je prenais Air France qui proposait des billets au départ de la gare de Bruxelles Midi. En effet, depuis plusieurs années, il n'y a plus de vols Air France entre Bruxelles et Paris, mais des liaisons directes en TGV comprises dans le prix du billet qui est d'ailleurs légèrement moins cher qu'au départ de Paris. Mais, je devais faire une heure de train de chez moi à Bruxelles pour ensuite repasser avec le TGV à quelques kilomètres de chez moi !  Et Air France n'offrait pas cette possibilité au départ de Valenciennes. Et de chez moi à Roissy il n'y a que 210 km... en voiture! Le choix est vite fait, dommage pour le train.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 16 Juillet 2024 à 22:05:26
c'est selon moi une des grandes vertus de notre loisir la déconnexion des soucis du quotidiens au profit de problèmes certes nombreux mais mineurs 

en SUISSE un horloger amateur de chemin de fer

D. — Monsieur Bregnard, vous êtes horloger de profession ?
R. — Eh oui, et depuis 36 ans !...
D. — Et où avez-vous appris votre métier ? Dans quelle école ?
R. — Au « Technicum » neuchàtelois, division de La Chaux-de-Fonds, puis dans une grande maison en qualité d'horloger-outilleur...
D. — N'avez-vous pas occupé longtemps une place en Italie ?
R. — C'est exact, j'ai été en Italie pendant neuf ans. J'ai fait un premier stage à Florence, puis à Naples.
D — Votre modestie vous empêche, me semble-t-il, de préciser un fait important de votre carrière.
N'avez-vous pas été horloger du roi d'Italie ?
R. — La maison qui m'occupait avait le brevet de la maison royale pour servir la Cour. C'est ainsi que j'ai été amené à contrôler régulièrement toutes les horloges de la maison royale d'Italie et à faire toutes les réparations.
D. — Avez-vous une anecdote à ce sujet ?
R. — Pas directement une anecdote, mais je puis vous dire que l'ex-roi Humbert, à l'époque prince de Piémont, avait horreur des montres à aiguilles. Il ne portait que les montres à guichets, dites à heure sautante.
D. — Quel est votre passe-temps favori ?
R. — Je collectionne les pendules anciennes, surtout des époques françaises. Et puis, je m'intéresse aux chemins de fer.
D — Ah ! vous êtes un passionné du chemin de fer ! Vous avez construit un réseau miniature ?
R. — Oui, il y a dix ans que j'ai commencé à construire un réseau, écartement 00.
D. — Vous dites commencé ? Vous ne l'avez pas encore terminé ?
R. — Non, j'y travaille encore à temps perdu. Jusqu'à maintenant, toute l'automatisation est faite sur le réseau à vapeur d'une quarantaine de mètres de longueur; il me reste à faire celle du réseau électrique, de même longueur.
J'ai un tableau de bord, qui complétera l'automation des deux réseaux. La signalisation, automatique, est calquée sur celle des Chemins de fer fédéraux suisses.
Le matériel roulant est également de type suisse, mais j'ai aussi des locomotives allemandes, italiennes et françaises.
D. — Comment avez-vous été amené à vous intéresser au chemin de fer ? Est-ce par votre métier, le goût de la petite mécanique ?
R. — Certainement, je vois dans le bricolage un délassement à mon métier qui impose une grande tension d'esprit.
D. — Et, dites-moi, que pensez-vous de l'heure et du chemin de fer ? C'est le thème sur lequel « La Vie du Rail » — l'hebdomadaire que vous connaissez bien a centré son numéro spécial...
R. — Ce sont deux choses bien distinctes.
Cependant, toutes deux sont précision et ponctualité ; il y a donc entre elles un rapport étroit sous le signe du temps.
D — Je vous remercie, Monsieur Bregnard. Je vois que, comme moi, vous estimez que l'horloger et le cheminot ont en tout cas ceci de commun : le goût et le sens de la précision et du travail bien fait.
J'ajoute que le chemin de fer, lui, ne pourra jamais se passer de l'heure... donc. d'un bon horloger.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Août 2024 à 21:01:05
évidement c'est le train électrique tel qu'on le rêvait dans les années 60 et 70 et cela a beaucoup vieilli    le réseau HO d'un cheminot parisien

Les laboratoires du service photographique du MT Nord sont installés en bordure des voies de sortie de la gare du Nord, quelques centaines de mètres au-delà de la petite station du pont Marcadet. Lorsque les rideaux des chambres noires sont baissés, tout le trafic extérieur y prend des résonances étranges, et le passage des grands trains y indique l'heure, aussi sûrement qu'une horloge.
Cette ambiance n'a pas entamé la passion de M. Wallon pour les chemins de fer et lorsqu'il quitte son travail après avoir manipulé toute la journée des documents ferroviaires, il retrouve chez lui, pas très loin de l'Opéra, un ravissant réseau en miniature qui est à la fois son passe-temps favori et son orgueil.
Cette construction qu'il a édifiée petit à petit depuis 4 ans, est réservée uniquement aux modèles à l'échelle du 1/87ieme le matériel roulant en a été choisi dans une demi-douzaine de marques différentes : Rivarossi, Fleischmann, Hornby, Jep, Lima, Jouef.
Il comprend, pour la traction une BB 16000, une 2D2, une CC 40 100, une 060 DA en ce qui concerne les machines françaises, puis une BB belge, une 231 allemande, un diesel américain, et enfin 3 maquettes : une 241 P, une 230 américaine, une locomotive diesel anglaise.
Évidemment, cet ensemble est complété par un nombreux matériel roulant de tout genre.
C'est pour les installations fixes, les bâtiments et les décors que M. Wallon a apporté les idées et les réalisations qui ont contribué à donner à son réseau son aspect le plus personnel.
Le support est constitué par un anneau ovale de 2 m sur 4 m. Y sont judicieusement disposés deux gares voyageurs, et une gare à marchandises, 1 triage à 7 voies, un pont routier, et enfin le classique tunnel sous son décor de montagne.
Tous ces édifices, ces signalisations sont éclairés.
Voir s'animer cette « tranche » de paysage, donne une impression très réaliste.
Wallon et son fils Patrick ont aucun mal à faire partager leur plaisir ; l'effet le plus surprenant est certainement celui qui est atteint lorsque, toutes lumières extérieures éteintes, on assiste à la vie nocturne de cette petite cité : les maisons éclairées, le paysage ponctué par les signaux, et les voies balayées par les fanaux de trains en circulation, dans le sourd frémissement de rames lancées à pleine vitesse.
LVDR Noël NEUMANN.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Fred_62 le 02 Août 2024 à 09:23:45
Comme quoi, même avec un ovale il est possible de réaliser quelque chose de bien.  :D
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 20 Août 2024 à 19:56:10
Et voici un article publié dans un magazine pour la jeunesse de l'époque qui a contribué m'inciter de passer du train électrique au modélisme

FERRYLAND TOUT 86 FOIS PLUS PETIT
Si les baguettes magiques existaient ailleurs que dans les contes, l'expérience vaudrait d'être tentée... Combien mesurez-vous ? 1 mètre 29 centimètres ?
Une formule sacramentelle, un petit geste de la main et vous voilà réduit, en un instant, de 86 fois.. Regardez sur votre double décimètre : vous mesurez, main�tenant 1 centimètre et demi.
Cette toute petite taille vous permettra d'évoluer facilement dans le décor féerique de Ferryland (maquette extraordinaire réalisée par M. Mathiot dont nous parlons plus loin), de prendre place dans l'un des 800 wagons tirés par l'une de ses 150 locomotives électriques ou à vapeur, de vous mêler à des milliers de personnages en matière plastique ; l'ensemble est maintenant à vos dimensions...
Sur cette maquette exposée au Palais de la découverte à Paris, tout y est : les éclairages et la sonorisation stéréophonique, servie par 10 haut-parleurs, qui reproduisent les bruits de foule, d'arrivée et de départ des trains, les cris de la ferme, le vacarme du port, l'atmosphère de la baignade, du match de foot...
Il n'a plus maintenant qu'à surveiller son dispatching et ses jeux de lumières commandés par un cerveau électronique agissant sur 8 jeux d'orgue de 3 kilowatts chacun, qui dirigent; 25 projecteurs de différentes couleurs (bieu, orange, jaune, blanc).
Alors, vite, retrouvez votre taille. L'expérience n'a plus d'intérêt pour vous : vous pouvez la faire, tous les jours, dans la vie. Et venez avec nous, de l'autre côté de la barrière.
Vous ne perdrez aucun détail de ce petit monde au 1/86ieme

M.  GULLIVER 63  DOMINE  SON   ROYAUME
FERRYLAND1.jpg
M. Gulliver 63 s'appelle André Mathiot. Il a surgi soudain au milieu de ce qu'on aurait pu prendre pour une photographie aérienne, entre le port et les faubourgs de la ville.
— Il y a bien longtemps que je suis un collectionneur enragé, explique-t-il. Ça m'a pris tout jeune. J'ai commencé par les soldats de plomb, puis par les petits trains ; j'ai mis à peu près vingt ans pour réaliser cette installation.
Et je ne suis pas décidé à en rester là. A la Foire de Paris, au mois de mai 1962, mon réseau faisait 60 mètres de long. Au palais de la Découverte, je n'ai pu disposer que de 40 mètres. Mais je vais encore le perfectionner, et j'ai l'intention de le porter à 100 mètres pour le présenter à New York, à l'exposition internationale.
Mais c'est à la fois un passe-temps et une passion qui m'ont coûté des sommes considérables. J'ai calculé récemment que le matériel, la sonorisation en stéréo, la commande des appareils par bandes magnétiques me revenaient à 800 000 nouveaux francs. Et je ne compte pas le temps que j'y ai consacré ! »
MILLE   PETITS  DÉTAILS...
Ce fragment de l'exposition complète la partie droite de notre photo couleurs. Il révèle mille de ses petits détails que vous décèlerez encore plus sûrement à la loupe.
Pas de difficultés pour reconnaître la crique (à droite) où viennent s'ancrer les bateaux de plaisance, la circulation intense (près du château d'eau), ni le pont, le passage à niveau (en bas au centre).
Mais observez le pavillon qu'on achève de construire (à droite), au pied duquel un camion, benne levée, décharge du sable.
Un examen attentif vous montrera que rien n'a été négligé pour reproduire fidèlement la réalité, même pas une construction au toit inachevé.
DES   JOURS   DE   24   MINUTES
Toutes les vingt-quatre minutes, la nuit tombe sur la ville. Le jour perd progressivement de son éclat, pendant que les premières lumières s'allument aux lampadaires aux fenêtres des maisons.
A l'église proche, les douze coups de minuit retentissent ont été enregistrés à Saint-Augustin).
Mais le trafic ne s'arrête pas pour autant, et les trains continuent leur ronde dans là ville et la campagne endormies.
< FRANCE »   EST   DANS   LE   PORT
les wagons-citernes arrivent jusqu'aux docks où sont amarrés les cargos... Des voiliers sortent du port et on aperçoit, au loin, l'imposante silhouette du paquebot « France ».
pendant ce temps, le match France-Brésil se déroule sur le terrain de football (à gauche), sous les yeux des spectateurs massés sur les tribunes, Devant l'entrepôt de carburants (au centre), le va-et-vient des camions-citernes ne s'arrête jamais.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 17 Octobre 2024 à 09:47:44
PIERRE DORDOR, agent de la RATP:

« Le mouvement des trains, c'est la vie »
Un appartement dans l'une des mornes tours de Nanterre; à l'extérieur, le paysage stéréotypé d'une banlieue de grande ville, mais à l'intérieur, lové dans un cellier aux dimensions modestes m'attend tout l'univers plein de vie d'un petit réseau HO.
La trentaine, stature athlétique, Pierre Dordor me reçoit : « Ce réseau ne donne qu'une faible image de ce que je souhaite réaliser, mais ici je manque vraiment de place » et de me dire qu'il espère beaucoup aller s'établir définitivement dans le Lot, peut-être travailler à la S.N.C.F. comme conducteur et construire chez lui le grand réseau de 50 m2 dont il a déjà dressé les plans. Mais, aujourd'hui Pierre Dordor, agent de la RATP, habite Nanterre et il doit se contenter de construire sur un bon mètre carré et de se servir de la table de la salle à manger pour établi.
j'essaie de me rapprocher le plus possible de la réalité, aussi pour les locomotives, je les équipe d'une ligne de toit et je remplace les pantos par d'autres qui sont fonctionnels. »
Comment  devient on modéliste ?
« Je me suis lancé dans le modélisme alors que j'avais huit ans; pourquoi?
Je n'en sais rien.  Mon grand-père était cheminot, mais ce n'est pas là la raison.
A huit ans déjà, je me faisais offrir du matériel Hornby et, déjà, mes parents m'achetaient « La Vie du Rail ».
Et puis, plus tard, je rôdais dans les chantiers, afin d'observer de grands travaux ferroviaires, dans les gares ou dans les triages.
Le souci de la vérité technique
Regardons-le de plus près, ce réseau : de forme ovale et à double voie, il comporte une gare de passage et une gare terminus avec faisceau de remisage ainsi qu'un dépôt avec poste de visite et tiroir de manœuvre; un village de style alsacien occupe le centre et les petits personnages habituels habitent quais et rues.
Ainsi, voyez-vous, rien d'exceptionnel, si ce n'est que toutes les voies sont équipées de caténaires et qu'il paraît évident que la plupart des locomotives ont été revues et corrigées : « Le matériel du commerce souvent ne me satisfait pas complètement, il y manque des détails et il souffre d'un aspect « jouet ». Avec quelques retouches, on arrive facilement à remédier à cela.
De plus,  Le mouvement m'a toujours attiré et c'est pourquoi j'essaie de le recréer sur ce réseau.
En dépit des dimensions modestes, je peux cependant organiser seize itinéraires différents. J'ai établi une marche de trains minutée et je pallie le manque de bâtiments en rebaptisant les gares, selon les itinéraires.
Ainsi, voyez-vous, l'imagination remplace bien des choses, mais il faut tout faire avec sérieux ; ainsi, je dispose d'un livret des itinéraires et fiches d'avaries pour tous les éléments du réseau.
La signalisation est assez poussée, j'utilise souvent des relais de récupération, mais je possède également un Jouefmatic pour la circulation des trains; il a été transformé afin de le rendre plus performant. Quant au décor, j'avoue le négliger, car je me réserve pour le réseau que, plus tard, je réaliserai en province.
Celui-là possédera son dépôt vapeur et peut-être même un aéroport avec voies de desserte. »

Une poignée d'amateurs dynamique
Pour Pierre Dordor, le modélisme n'est pas un prétexte pour s'isoler dans sa tour d'ivoire.
Non, il souhaite au contraire rencontrer d'autres modélistes et même créer un club au sein du personnel de la RATP.
« Le sujet ferroviaire attire les amitiés; ainsi, il y a quelques jours, je lisais « La Vie du Rail » dans un train;  un amateur m'a adressé la parole et nous avons tant bavardé que j'ai dépassé ma gare.
Cette sorte de complicité, je l'ai trouvée également lors de l'organisation du Ferrorama organisé par le Locomotive-Club de Saint-Germain (1) il y a quelques mois. Nous n'étions qu'une poignée d'amateurs pour installer les stands, transporter les maquettes prêtées par la S.N.C.F. et la RATP, les films ferroviaires.
{1} Le Locomotive-Club est une des activités de la maison des Jeunes et de la Culture de Saint-Germain-en-Laye, 3, rue du Maréchal-Joffre.
Ses projets sont nombreux : réfection d'une maquette provenant des ateliers de Noisy-le-Sec, construction d'un circuit en vapeur vive, réalisation d'un réseau HO, etc. Dès à présent, il propose à ses adhérents une bibliothèque ferroviaire et un atelier parfaitement équipé.
 
Eh bien ! nous n'avons pas trop mal réussi et le succès a été remarquable.
Déjà, nous songeons au prochain Ferrorama; il y aura du matériel en taille réelle, peut-être même un baptême de locomotive. Ce que je voulais vous dire, c'est que le courage, la patience, la conviction permettent de faire bien des choses...
Les modélistes n'en manquent pas! »

Noël NEUMANN  LVDR Janv 1978
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 27 Janvier 2026 à 21:08:36
Toujours peu de participants a la question posé au départ alors dans l'attente....
en 1965 encore une manifestation qui aurai pu déclencher une vocation auprès des jeunes 'boomers' qui s'ignoraient   mais il semble a la vue des clichés quelle fut plutôt orienté 'adultes'


LVDR Fevrier 1965
Modelisme train à tous les étages !
On peut encore voir au-dessus de l'entrée de bien des immeubles, la petite plaque, émaillée   «   Gaz   à   tous   les   étages   » qui,   vers   1900,   signalait   à   d'éventuels locataires   un   confort   alors   recherché.
Or, il y a quelques semaines, les modélistes pouvaient visiter un immeuble parisien pourvu, à chaque étage, non du gaz et de l'eau sous pression, avantages devenus bien habituels, mais d'un réseau miniature, ce qui est tout de même encore rarissime.
Ainsi trouvait-on Màrklin au rez-de-chaussée, Schuco et Rivarossi au premier, Gégé et Jouef au second ; Fleischmann était installé au troisième et Hornby au quatrième.
L'idée de réaliser un semblable panorama du petit train, officiellement un « rail miniature show » est due aux responsables de la revue Rail miniature Flash, bien connue des modélistes ferroviaires. Quand à l'immeuble abritant cette présentation  la première du genre , il s'agissait d'un grand magasin du quartier de l'Opéra, spécialisé dans la confection masculine.
Il était donc possible, après ou avant le choix d'un costume ou en attendant le passage au salon d'essayage, de faire amplement connaissance avec l'un des « hobby » les plus répandus du citadin moderne.
Pour le grand magasin en question : un moyen comme un autre de s'assurer de nouveaux clients ; pour les fabricants exposants et notre confrère Rail miniature Flash : une façon comme une autre de conquérir de nouveaux adeptes.
Publicité, donc, des deux côtés ?   Bien sûr, il serait vain de le nier !
Mais manifestation cependant sympathique dans la mesure ou cette propagande profite à la cause du rail car, du petit train (et même du plus minuscule avec sa voie de 9 mm) au vrai et grand chemin de fer que nous aimons, il n'y a qu'une différence d'échelle et non de nature.
Il paraît que l'an prochain, le « rail miniature show » sera encore plus important et que l'on s'arrangera pour que cela se sache avant et se sache bien, alors qu'il s'agissait cette année d'une rapide improvisation.
Tant mieux, tant mieux ! Cela fera peut-être vendre des costumes ou autres choses mais ne sera certainement pas inutile au renom du rail.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Nick le 27 Janvier 2026 à 22:22:05
Houla, heureusement que je n'avais pas vu ce sujet plus tôt...  :-X

Fils de cheminots (avec un s), et peut-être "micro-cheminot" moi-même (et un de mes frères), effectivement, j'ai baigné dans le train. C'est peut-être même pour ça que je n'ai pas voulu y rester (à regret ou pas, je ne sais pas). De faire une présentation sur les codifications BB et CC des locomotives à l'école primaire, et faire les gros yeux à mon professeur quand il me demande si BB, ça veut dire "Brigitte Bardot", à faire le kéké en 1ère classe avec ma carte d'identité SNCF quand je prenais le train en étant étudiant... Se faire entendre dire par les contrôleurs "ah, vous êtes de la maison !"... Reconnaître l'odeur de la graisse des tampons ou de l'encre des tampons du bureau de mon père, effectivement, j'ai quand même eu un pied dedans.

Sans parler les trains électriques bien sûr, étant petit... un EAD Jouef, un vieux locotracteur Y7100 tout vert, sans vitrage, qui sentait l'électricité quand il tournait, donné par mon grand père. Avoir bavé sur quelques revues, j'ai encore l'image en tête d'une photo d'un réseau représentant une gare de nuit, avec les portiques éclairés par leds... Ou encore devant le X2800 Roco en vitrine avec mon père... Un réseau, ça faisait rêver.

De mauvais souvenirs aussi, très mauvais...

Mais toujours pas que... dans les années 2010-15, j'avais essayé de rentrer dans un technicentre du 91 ou du 94 quand je bossais en région parisienne pour voir la rotonde... évidemment, ce n'était pas possible, mais ça me titillait toujours. J'ai habité à Châtillon, à coté du technicentre, et je continuais à me pose quelques fois pour regarder...

Quand j'étais petit, mon père s'arrêtait parfois soudainement en voiture sur un pont, sortant en courant pour essayer de repérer des gobages à la surface d'une rivière. Il m'est arrivé plusieurs fois de m'arrêter soudainement, au hasard, dans une gare, ou proche d'une voie, juste pour ressentir une ambiance. Sans compter les quelques visites à la gare de St Maurice en Trièves, où j'ai passé les 3 premières années de ma vie. J'avais même essayer de traverser à pied le fameux tunnel de la renardière qui m'avait fait tant flipper étant petit. Pas suicidaire, j'ai du me résigner à mi-parcours, quand l'espace était devenu trop restreint.

Donc il y a toujours un mystère mystérieux... mais toujours pas que...

Se faire son propre réseau, c'est concrétiser un rêve d'enfant, version adulte...

Mais toujours pas que !

Est-ce que créer un réseau, en être le concepteur, celui qui y fait la pluie et le beau temps, voir ce monde d'au dessus, ce n'est pas jouer un peu à Dieu. Vouloir que se soit plus réaliste que le réel, la satisfaction de l'illusion de réalité, partager ce qu'on est arrivé à faire ou qu'on essaie de faire ressortir, chercher à retrouver une ambiance, un sentiment, une émotion... maîtriser un ensemble qui, dans la réalité, est tellement grand et complexe qu'il n'est tout simplement absolument pas appréhensible. C'est aussi faire un peu sien quelque chose d'impossible.

Bon, je vais m'arrêter là !  ;D
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 31 Janvier 2026 à 09:01:02
Merci pour  votre retour
votre dernier paragraphe très philosophique  m'a fait penser a l'excellent ouvrage 'Le Chemin de fer passion' du non moins bon Clive Lamming
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: LUNEL le 31 Janvier 2026 à 11:33:54
Il a un blog tres interessant train consultant Clive Lamming
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Spassetrin le 01 Février 2026 à 10:57:03
sauf que cet hommee fort affable a écrit je ne sais plus bien où que le BLS avait été électrifié en triphasé  :(
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Février 2026 à 19:01:26
eerrare humanum est..   peut êtres s'est il appuyé sur cet article

 https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://library.e.abb.com/public/7ff4e4f1048c758fc12577750041427e/88-94%25202m022_FRA_72pi.pdf&ved=2ahUKEwiK_4Xy67iSAxUVVKQEHZg-EUMQFnoECDQQAQ&usg=AOvVaw2dhEa9e-IdrdMaF66MXiFl

et n'y connaissant rien en ce domaine je me garderai de critiquer
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 03 Février 2026 à 18:50:46
Après lecture du document précédent une question me taraude. 
parmi les spécialistes quelque un pourrait il m'expliquer l'intérêt de fréquences aussi bizarres que  15Hz  et 16 2/3 Hertz ?
   
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: PK204 le 03 Février 2026 à 19:08:02
Citation de: droz1 le 03 Février 2026 à 18:50:46Après lecture du document précédent une question me taraude. 
parmi les spécialistes quelque un pourrait il m'expliquer l'intérêt de fréquences aussi bizarres que  15Hz  et 16 2/3 Hertz ?
 

Dans le passé, les redresseurs étaient bcp trop encombrants au début du XX siècle et les moteurs direct à 50Hz posaient d'énormes problème de commutation: pour exemple, les 9 CC 25000 mises en service sur l'étoile de Savoie à partir de 1950 ont posé quand même qq problème alors 30 ans avant, ......
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 03 Février 2026 à 19:25:35
Mais il y a encore du 16 2/3 Hz aujourd'hui et cela implique des transformateurs gigantesques quant au redressement désormais ce n'est plus un probleme
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: PK204 le 04 Février 2026 à 09:13:32
Tu peux rechercher sur Internet et en particulier sur Wikipédia.
Mais la raison est Historique:
Il faut relire l'évolution des moteurs électriques, des moyens de production, des transformateurs, de l'électronique qui n'est apparu que dans les années 1970/1975.
Pour la production, les machines ne tournent qu'à 1000 tours minutes au lieu de 3000 tours minutes pour le 50 Hz.
Ce système particulier permet aussi plus facilement le freinage par récupération, solution nécessaire et très importante dans les pays montagneux comme la Suisse ou l'Autriche
En Suisse, en Allemagne et en Autriche, où règne ce type de courant depuis 50 ans ou plus, il y a un réseau différent du réseau domestique à 50 Hz et l'investissement serait colossal de faire disparaître ce réseau spécifique au chemin de fer
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: PK204 le 04 Février 2026 à 11:52:36
voir ici où c'est bien expliqué:
https://microclub.ch/2025/05/04/pour-quelle-raison-16-2-3-hz/

et aussi ici:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_d%27électrification_ferroviaire

et encore ici
https://www.cheminots.net/topic/24449-electrification-en-15-kv-16-23-hz/

Cette tension est utilisée en Suisse, premier pays à avoir fabriqué et fait circulé dès juillet 1961, ses 4 rames automotrices quadritension RAe 1051 à 1054 assurant les TEE Cisalpin (Paris-Milan via Dijon, Lausanne et le Simplon) et TEE Gottardo (Zurich-Milan via le Gotthard):
voir ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/RAe_TEE_II
ceci bien avant (3 ans) la SNCF et ses CC 40101 à 6 (mises en service en 1964)
Les RAe suisse ont du être aussi les premières à utiliser des redresseurs au Silicium (semi-conducteurs) de la marque Siemens alors que la SNCF utilisait encore des redresseur Ignitron beaucoup plus lourds et encombrants et aussi, datant beaucoup de temps.

A partir des années 1970/75, l'électronique de puissance a bcp progressé avec, comme exemple, les BB 15000 de la SNCF qui furent très réussies..... suivies ensuite par les BB 22 200 SNCF qui circulent encore; Je ne connais peu voire pas du tout les machines allemandes et suisses (hormis les 5 RAe quadritension)




Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 04 Février 2026 à 17:58:07
:) Salut tout le monde,

Le système d'électrification sous 15kV/16,2/3Hz a été choisi par les industriels allemands, grands pionniers de la traction électrique, pour une raison très simple: Aux débuts de la traction électrique, les seuls moteurs électriques capables de développer un couple suffisant (pour entrainer un train) à partir de l'arrêt, étaient les moteurs à courant continu et bobinage en série (l'induit et l'inducteur sont montés à la suite l'un de l'autre et sont parcourus par le même courant). Ayant fait ce choix du courant alternatif, les allemands furent confrontés au problème de la commutation de pôles sur le collecteur de ces moteurs à courant continu.
Ainsi, c'est une des raisons pour lesquelles, ils ont très vite choisi d'abaisser la fréquence du courant alternatif fourni aux locomotives afin de diminuer les risques liés à la commutation. Pour ce faire, comme dit plus haut dans ce sujet, ils ont tout simplement abaissé la vitesse de rotation des alternateurs des centrales de production. Toutefois, il faut savoir que cela comporte des inconvénients majeurs:
1°): Qui dit fréquence basse, dit faible induction d'où le volume impressionnant et la masse importante des transformateurs nécessaires à l'abaissement de la tension à bord des locomotives et faible rendementt de ceux-ci.
2°): L'utilisation de ce courant particulier nécessite des centrales et un réseau de distribution dédiés, ce qui implique un cout important et là aussi un faible rendement.
3°): Le nombre des sous-stations d'alimentation reste important même s'il est moindre qu'en courant continu.

On voit donc bien les raisons qui poussèrent Louis Armand à rechercher un moyen d'alléger les transformateurs embarqués et surtout de se passer de centrales et réseau dédiés.

Le recours au courant industriel à 50Hz permet de se faire livrer le courant là où en a besoin par le réseau du même fournisseur que les particuliers ou les industriels. C'est ça le trait de génie.
Sans cette innovation, jamais nos trains n'auraient atteint des puissances aussi formidables que celles constatées lors des records de vitesse!
Ce système est d'ailleurs depuis des décennies reconnu comme le seul capable de fournir l'énergie en quantité quasi illimitée à une multitude de trains en même temps et ce n'est donc pas sans raison que tous les pays qui pratiquent la grande vitesse ferroviaire y ont recours.
De même, les lignes dédiées au transport lourd de charbon ou de minerai sont équipées en 50kV/50Hz mais, dans ce cas, c'est afin de pouvoir espacer les sous-stations au maximum quitte à supporter des baisses de tension en ligne importantes mais pas gênantes dans leur exploitation de trains uniformes, lourds, lents et avec très peu d'arrêts prévus.
Il faut toutefois savoir qu'il existe depuis très longtemps une ligne allemande électrifiée en 50Hz mais qui utilisait dans ses premières locomotives des moteurs à courant continu: la célèbre ligne du Höllental au profil très sévère. Une de ses locomotives a d'ailleurs participé aux essais français sur Annecy-La Roche sur Foron.
J'espère ne pas avoir été trop long.... O:-)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 04 Février 2026 à 21:46:44
merci pour vos explications !  :D
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: caboose30 le 04 Février 2026 à 22:43:20
Bsr merci 68056 pour ces explications et cela n'est pas long à lire du moment que c'est bien expliqué et formulé.Juste une remarque, n'y a-t-il pas une coquille concernant l'alimentation du réseau en 50Kv 50Hz ? Ne serai-ce pas plutôt 25Kv 50Hz ? :))
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Spassetrin le 05 Février 2026 à 12:12:53
j'ai souvenir que cette tension est utilisée en Afrique du Sud Ligne minière Sishen–Saldanha
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: PK204 le 05 Février 2026 à 13:38:50
Citation de: 68056 le 04 Février 2026 à 17:58:07:) Salut tout le monde,

Le système d'électrification sous 15kV/16,2/3Hz a été choisi par les industriels allemands, ...........................
Il faut toutefois savoir qu'il existe depuis très longtemps une ligne allemande électrifiée en 50Hz mais qui utilisait dans ses premières locomotives des moteurs à courant continu: la célèbre ligne du Höllental au profil très sévère. Une de ses locomotives a d'ailleurs participé aux essais français sur Annecy-La Roche sur Foron.
J'espère ne pas avoir été trop long.... O:-)


Oui, cette ligne existait depuis la fin de la 2nd guerre et était en Allemagne, dans la zone occupée par l'armée française. C'est pourquoi Louis Armand a fait des essais la-bas et a rapatrié une ou 2 automotrices qui ont circulé ensuite sur l'Etoile de Savoie électrifiée en 20kV 50Hz (la tension ayant été porté à 25kV 2 ans après, en 1953, j'écris " de mémoire")
Voir ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_d%27Aix-les-Bains-Le_Revard_à_Annemasse
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Spassetrin le 05 Février 2026 à 14:03:23
aussi en 25kV 50hz en Allemagne ligne Blankenburg-Königshütte fort pentue
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 05 Février 2026 à 17:55:08
A la réflexion, Je me demande ???  si Je n'aurais pas confondu les deux O:-)
L'âge sans doute..... ;D 
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 05 Février 2026 à 17:58:04

Citation de: Spassetrin le 05 Février 2026 à 12:12:53j'ai souvenir que cette tension est utilisée en Afrique du Sud Ligne minière Sishen–Saldanha

Exact, il y a ce cas et un autre dans le nord des USA qui sont bien sous 50kV.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Olivier33 le 05 Février 2026 à 20:57:55
Cheminot de Grand-pére en petit fils il m'est impossible de ne pas avoir de réseau chez moi  :)  :)  :)  :)  :)  :)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 06 Février 2026 à 17:42:06
Citation de: Spassetrin le 05 Février 2026 à 14:03:23aussi en 25kV 50hz en Allemagne ligne Blankenburg-Königshütte fort pentue
Oui!  :) C'est la fameuse ligne dite "Rübelandbahn"  ??? située en ex RDA, sur laquelle, dans les années 60, une BB 16500 s'est comparée à d'autres ......Sans succès :)) ! L'absence de freinage rhéostatique :'(  était un gros handicap pour la "Danseuse" sur les pentes de 40/000 de cette ligne.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 06 Février 2026 à 18:24:41
en effet la double traction  une en tête et une en pousse semble y être le standard
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: 68056 le 06 Février 2026 à 18:45:44
Merci Droz :D  :D
Je n'avais jamais vu de vidéo de cette ligne
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Spassetrin le 07 Février 2026 à 10:47:12
pas mal! ils se sont modernisés il y aurait 4 TRAXX MS2 et 6 €uro 6000 pour aller sur la DB
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 19 Février 2026 à 19:14:41
Une image qui me rappelle les réseaux et circuits de voitures en démonstration dans les grand magasins du boulevard Haussmann   
mais s'il s'agit ici peut être d'une coïncidence pas sur que jean Gabin  ai apprécié le modélisme  mais sur qu'il aimait les trains au point que le jeune qui s'appelait encore Jean Moncorgé espérait devenir mécanicien de locomotive   rêve en parti réalisé lors du tournage de 'La Bête humaine'
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 03 Mars 2026 à 18:45:21
celui ci aimait aussi le train électrique alors qu'il devait en dessiner des grands regulierement

LE RÉSEAU H0 DE PAUL ARZENS
Nous avons eu le plaisir de présenter,  dans le n° 653 du 29 juin 1958  il y a de cela 8 ans, déjà !  Paul  Arzens, dont les talents de peintre, de sculpteur, de modéliste, l'ont conduit vers les applications   de   l'esthétique industrielle aux moyens de transports en général et au matériel de chemin de fer en particulier.

Plusieurs séries de véhicules de la S.N.C.F. et de la R.A.T.P. tant moteurs que remorqués : locomotives électriques et Diesel, trains automoteurs et autorails, voitures de types divers, rames de métro, sont passées par sa planche à dessin où elles ont reçu l'empreinte du grand styliste ferroviaire français dont une des dernières expressions est la rame T.E.E. avec la CC 40100 quadricourant.
Ce train, homogène du tampon avant de la locomotive aux feux de fin de convoi du dernier véhicule, est une réussite qui résulte, sous le rapport de l'aspect extérieur, d'un assemblage de dominantes horizontales évocatrices de la vitesse souligné par une répartition harmonieuse de masses rouges et de gris argentés. Consécration de son prestige, ce matériel impressionnant a été reproduit en H0. par plusieurs firmes françaises et étrangères fabriquant des trains miniatures en même temps ou peut-être même un peu avant sa mise en service effective sur Paris-Bruxelles-Amsterdam.

Arzens6.jpg

Doué d'une grande dextérité, Paul Arzens trouve non seulement un délassement dans le modélisme mais sa pratique lui donne un moyen (le vérifier les applications possibles de certaines de ses conceptions.
Il ne se contente pas seulement d'acquérir des réductions qui lui plaisent ; selon son inspiration il les transforme et, surtout, s'attache à faire œuvre originale « en sculptant » (selon sa propre expression) en miniature, ce qu'il conçoit pour l'habillage et les couleurs des prototypes dont l'étude lui est confiée.
Il travaille la matière la mieux adaptée à ses désirs : bois, carton, laiton, pour se faire une idée sur la manière dont s'insérera plus tard dans nos paysages de France un train remorqué par tel nouveau type de locomotive à l'étude, et partant de cette idée il en est venu à s'aménager un réseau au 1/86 dont la principale caractéristique est le décor. Cet instrument de travail est disposé dans son atelier proche de l'ancienne gare Montparnasse.
Tout y a été étudié pour la satisfaction d'un œil observateur : hauteur de la table de roulement afin d'offrir le meilleur angle de vision, effets d'éclairage, etc.
Paul Arzens nous a exposé qu'avant toute chose il cherchait à faire évoluer des trains dans un paysage le plus proche possible de la vérité ; certains détails de fignolage tels qu'inscriptions microscopiques de marquage des véhicules ne revêtant qu'une importance très secondaire puisque pratiquement illisibles et donc sans intérêt dans un panorama.
De plus, il a voulu éviter l'écueil dans lequel tombent le plus souvent les amateurs de réseaux miniatures qui essayent de caser le maximum de densité de voies dans le minimum de surface, d'où l'impression que les trains, aussi beaux soient-ils, évoluent à perpétuité au milieu d'un triage sans pouvoir en sortir !
Une double voie, formant un circuit continu, d'environ 7 m X 7 m, court le long des murs.
Elle contourne certains obstacles résultant de la disposition intérieure de l'atelier, ou bien les traverse délibérément, Paul Arzens ayant percé un tunnel dans une des colonnes qui supportent une loggia intérieure. Le développement total du réseau, y compris voies de service de la gare et un raccordement par saut de mouton, est d'environ 100 mètres avec 30 aiguilles. Toute l'infrastructure a été construite sur place à partir de rails profilés et de traverses en press-pabn.
Certains appareils complexes, traversées-jonctions, épis à 3 voies, sont de petits chefs-d'œuvre quant à la précision et à la sûreté de leur fonctionnement. L'alimentation en courant de traction est du 12 volts continu, deux rails, conforme à la pratique pour le HO. « international ».
Les aiguilles ainsi que la signalisation (en cours d'équipement pour l'automatisme) sont commandées à partir d'un poste unique d'où le maître de l'œuvre peut également suivre la marche de ses trains dont 5 ou 6 fonctionnent simultanément.
L'effectif du matériel, varié quant à ses origines (française, anglaise, allemande, italienne, américaine) comprend 20 locomotives et une cinquantaine de voitures et wagons.
Nous avons pu voir, incorporée dans un express au 1/86 bien entendu, une des nouvelles voitures-restaurant de la S.N.C.F. en construction.
Paul Arzens venait d'en étudier l'aspect extérieur sur modèle. Le décor, absolument remarquable, est difficile à décrire, mais les photos prises par Louis Pilloux en donneront une idée.

Arzens3.jpg
 
Au cours de ses voyages, Paul Arzens a relevé des croquis de paysages. Il les a ensuite assemblés pour en faire une toile de fond continue. Elle couvre sur une hauteur de 40 cm le périmètre de l'atelier soit environ 28 mètres. Au point de vue géographique et pittoresque on passe ainsi de la Bretagne aux Alpes par la banlieue parisienne. Les premiers plans sont en relief. Ils sont constitués par des arbres et des échantillons de végétation conformes à la région supposée être traversée.
On retrouve sur l'installation tout ce qu'on peut voir dans la réalité, alentours de la voie ferrée, murs de soutènement, entrées de tunnels, ponts, bâtiments, sans omettre la note de vie qu'apportent les personnages dans la gare, les ouvriers sur la voie, le bétail dans les champs, etc.
Paul Arzens peut en plein midi, si tel est son bon plaisir, faire tomber le crépuscule sur le petit monde qu'il s'est créé. Pour cela il lui suffît de tirer les rideaux de son atelier puis de mettre quelques contacts ; alors les H.L.M. de la banlieue, la gare et ses dépendances, l'humble chapelle alpestre, s'illuminent, tandis que les trains continuent à tourner et que les quelques locomotives de type vapeur encore en service sur son réseau moderne, soufflent à pleines bouffées la fumée de leur dispositif Seuthe !...
Par une coïncidence, au moment où nous écrivions ces lignes, dans le numéro de mai 1966 de notre confrère britannique « Modern Railways » (Ian Allan, éditeur), Brian Haresnape consacre, sous le titre « Paul Arzens : styliste de la S.N.C.F. moderne », une importante étude qui analyse les conceptions de l'artiste et leur application au matériel moderne de la S.N.C.F.
En plus des nouvelles voitures - restaurant déjà mentionnées, Paul Arzens se penche actuellement sur la décoration intérieure et extérieure du futur matériel du RER et aussi sur l'aspect que devront prendre les CC 21000 (bicourant 1 500/25 000 V) et CC 72000 Diesel de la S.N.C.F.
Avec la conviction et la profondeur sereine conformes à son tempérament, Paul Arzens poursuit dans sa spécialité une mission appréciée de tous ceux  et ils sont heureusement de plus en plus nombreux  qui ressentent que la recherche de la pureté des formes correspond à une aspiration compensatrice de la monotonie née de certains excès caractéristiques de notre monde moderne.
Dans la pensée d'Arzens, l'art est un message qui est compris de tous à condition de le placer à un niveau à partir duquel commence une conversation. Le dialogue peut-être amené tantôt par la nature, tantôt par l'artiste.
Dans le premier cas il trouve sa résonance dans la traduction du réalisme, dans le second il explique les découvertes de son esprit et devient surréaliste ou compositeur. Ainsi, la forme d'une locomotive tout comme celle d'un arbre peut-elle être évocatrice d'harmonie pour le plaisir des yeux et la joie de l'esprit.
LVDR  Michel DOERR  Photos D LOUIS

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 10 Mars 2026 à 19:38:39

Une autre 'célébrité' amateur de trains miniature et a l'échelle 0  c'est le chanteur Neil Young qui semblerai avoir même investi un temps dans la marque Lionel
Il a même tenté de faire de son réseau un médiateur pour aider son fils lourdement handicapé

Mais en 2017 il a vendu une parti de son matériel au profits d'une association caritative




Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 24 Mars 2026 à 21:52:20
Un autre musicien également amateur de trains miniature   Johnny Cash ! 
vraisemblablement car sa collection de matériel en zéro a été dispersé aux enchères  et il a même fait la publicité de Noël 'des gros trains pour des petites mains' de la célèbre marque Lionel
mais aimait il autant les petits trains que les gros sous comme son nom pourrait le laisser supposer ?





Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: jacquot le 25 Mars 2026 à 09:11:21
On devrait également pouvoir trouver quelques responsables politiques.  :)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Fred le 25 Mars 2026 à 10:31:25
Il y avait aussi Claude Bowling qui était un grand passionné de modélisme ferroviaire et du chemin de fer principalement américain.
De mémoire il avait inauguré le musée du chemin de fer HistoRail à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne).

PS : dire que je l'ai interviewé en 1980 quand je faisais de la radio libre (radio K7FM 91.3 Mhz) ... et je ne savais pas à cette époque qu'il était fana de train  :'(
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: jacquot le 26 Mars 2026 à 09:39:41
"Interviewé en 1980"...  :D le siècle dernier ! Excellent.

Laurent Fignon était aussi amateur de modélisme ferroviaire je crois.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 26 Mars 2026 à 15:54:18
Bonjour à tous : voici un texte que j'avais publié sur mon blog à ce sujet en décembre 2016

Tuffé, dans la Sarthe, recevait cette année le salon de la Fédération Française de Modélisme Ferroviaire, intitulé pour la deuxième fois "Fédérail". Belle expo, très professionnelle, attirant un public averti mais peu de familles : le grand public n'ayant peut-être pas été sensibilisé localement, mais ça c'est une autre histoire. Toujours est-il qu'un monsieur d'une bonne quarantaine m'interpelle et m'avoue qu'il est ravi de voir autant de réseaux et autant de gens pratiquer cette passion qui nous unit. Cette passion qui est aussi la sienne. Il me dit habiter Le Mans et travailler dans une grande entreprise.
- "je suis vraiment content de voir que je ne suis pas le seul à "faire du p'tit train" comme disent mes collègues. L'un d'entre eux m'a même rétorqué que le jour où il organisera un "dîner de cons" il fera appel à moi, faisant bien sûr allusion à Jacques Villeret et ses constructions en allumettes".
Stupéfait de cette réaction je n'ai pas trop su quoi dire à cet humble visiteur. Je me souviens lui avoir quand même certifié que Rod Stewart, chanteur outre-Atlantique, avait en sa possession un superbe réseau américain, que Claude Luter, clarinettiste, préférait lui aussi le train américain, que l'acteur Bernard Blier était un fan de la marque PMP et que le salon d'Orléans, exclusivement dédié au "petit train" attirait 15.000 personnes sur deux jours tous les deux ans.
Je l'avais donc un tant soit peu réconforté.
Depuis j'ai fait de nombreuses recherches et quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai commencé à collecter tous ces noms "d'attardés" que j'ai plaisir à vous citer.*

A commencer par (dans le désordre) Winston Churchill, Frank Sinatra, Buster Keaton, Walt Disney, Ronald Reagan, Roger Moore, Kevin Costner, Tom Hanks, Roger Daltrey, Phil Collins, Ringo Starr, Eric Clapton, Bruce Springsteen, Neil Young, Elton John, et enfin Raymond Devos, Gilbert Bécaud, Daniel Auteuil, Jean-Pierre Beltoise, Fabrice - l'animateur RTL et Claude Bolling. Ajoutons à cette liste non-exhaustive le comédien Roger PIERRE et le pilote de F1 Ricardo Patreze.
Ce n'est plus un "dîner de cons" c'est un banquet !!!

Voilà c'est tout pour aujourd'hui - merci de m'avoir lu !!! :P  :o  O:-)
Philippe
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Nick le 26 Mars 2026 à 21:01:19
S'il y a bien un hobby qui ressemblerait aux maquettes d'allumettes de François Pignon, mais qui ratisse large, c'est bien le modélisme ferroviaire.

Même parmi ceux qui ne sont pas intéressés, à mon avis, rares sont ceux que ça laisse complètement indifférent.

On pourrait parler d'autres modélismes, autos, camions, militaires, figurines, qui, mis de côté l'aspect technique, me font pas particulièrement d'effet.

Mais dans le train, il semble y avoir autre chose. Un peu comme une fenêtre sur un monde qui fascine.

Il n'y a pas que les vaches regardent les trains passer...  ;D

Perso, juste un wagon couvert ruineux, seul sur une voie de débord, me fascine... Si on ajoute un halle à marchandises, ça gagne 10 points... et 10 points supplémentaires pour Gryffondor s'il y a un Y6400 ou un Y7100 délavé qui traîne pas loin, avec l'odeur de graisse ou d'huile qui va avec.
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 26 Mars 2026 à 23:54:40
Crains qu'un jour un train ne t'émeuve plus
Guillaume Apollinaire

Je suis de la race des trains qui regardent paître les vaches
Philippe Rondet
 O:-)  O:-)  O:-)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 28 Mars 2026 à 18:25:34
Bonjour à toutes et à tous.
Pourquoi sommes-nous si attachés au train, le réel comme le miniature ?
Voici ma version.
Reprenons l'histoire du chemin de fer :
La première locomotive à vapeur apparaît en Angleterre en 1804,
c'est déjà une révolution.
En France nous attendons 1827 avec un train de marchandises (Charles X)
puis en 1837 pour le premier convoi-voyageurs (Louis-Philippe)

Un exemple qui pourrait étayer ma thèse, celui de QUIMPER (source Ouest-France)
En 1850 pour relier Paris il fallait 72 heures de diligence (3 jours)
En 1863 le premier train arrive en gare
En 1870 on rejoint Paris en train-vapeur en 17 heures !
En 1939 on ne met plus que 11 heures
et avec l'électrification totale en 1970 : 6 heures

On imagine donc l'engouement  des français quand ce moyen de locomotion est venu débloquer toutes les provinces des quatre coins du pays !
On peut donc supposer que depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à nos jours, de génération en génération on se transmet l'amour du chemin de fer.

Alors quoi de plus naturel, quand on est gamin, de vouloir jouer au petit train comme on joue d'ailleurs avec nos petites automobiles Norev ou Dinky-Toys pour imiter papa.
J'ai toujours vénéré le chemin de fer : il m'a emmené en vacances avec mes parents, il m'a emmené en colonie de vacances et il m'a emmené voir ma « belle » quand je n'avais pas encore de voiture...

VIVE LE TRAIN !!! :D  :D  :D
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Avril 2026 à 21:31:48
Pendant les années 1950, si un petit américain rêvait d'un train sous son sapin de Noël, il y avait plus d'une chance sur deux qu'il provienne d'une seule et même usine.
À son apogée, Lionel n'était pas seulement le fabricant de trains miniatures le plus vendu aux États-Unis ; c'était tout simplement le plus grand fabricant de jouets au monde.
Le catalogue Lionel, distribué chaque automne à des millions de foyers américains, était le symbole de l'enfance américaine.
Walt Disney a même déclaré qu'un réseau Lionel installé dans son bureau avait inspiré le Disneyland Railroad.

et Frank Sinatra s'est fait construire un bâtiment sur sa propriété pour abriter sa collection.



Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 01 Avril 2026 à 23:45:53
impressionnant ; c'est un véritable musée !!!
Merci pour ces précisions.
Philippe
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: jacquot le 02 Avril 2026 à 09:48:50
En effet, il y a du matériel. Et comme dit ma moitié : " Pour faire la poussière,  bonjour !"  ;D
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 02 Avril 2026 à 18:58:45
Bonjour à toutes et à tous,
ce qu'il faut savoir aussi, toujours avec les sources Ouest-France, c'est que la venue du train sur notre territoire a remis toutes les pendules à l'heure !
D'une région à une autre l'heure pouvait être différente ( rien ne pouvait le vérifier) : avec le train il a bien fallu que chaque gare de France mette ses aiguilles à l'heure - et ce fut une grande révolution de ce côté-là aussi  :D  :D  :D

Philippe-Trinbourg
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 06 Avril 2026 à 23:08:56
Pour changer de ceux qui aiment ! en voici un qui n'aimait pas les petits trains ( ni les étrangers ni les communistes  ni les démocrates ...... n'aimait  personne en fait )  ou comment un certain Roy Kohn un copain de McCarthy et maitre a penser de Donald  ( Trump pas Duck ) et qui lui a tout appris
Mais pourquoi cet avocat a pris le contrôle et liquidé la firme Lionel  ?
je vous invite a regarder cette instructive vidéo sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=fGqRnbkqfOg
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: vh le 15 Avril 2026 à 12:38:58
Je préfère pas spécialement les trains électriques que les vrais  ::)

Ce que j'aime le plus, c'est les sons que ça produit, que ce soit en vrai ou en modélisme.
D'ailleurs je suis pas encore certain d'apprécier les sons des loco digitales (pour l'instant je le coupe), parce que je crois que je préfère le bruit naturel  ???

Aussi, je me souviens encore de cette odeur liée aux étincelles que faisait ma Y8000 lorsque les rails étaient encrassés
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: ih74330 le 15 Avril 2026 à 14:11:06
les anciens se souviennent de l'odeur des moteurs "saucisson" de JOUEF  :-* ..... qui ne sentaient pas du tout le saucisson !  ::)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 15 Avril 2026 à 21:40:35
Alors aimait il le chemin de fer ? : Après une séquence filmée dans les locaux du Matériel et Traction, Yves Montant  lisant la vie du rail en compagnie du réalisateur Costa Gaveras  lors du tournage de 'COMPARTIMENT TUEURS' en gare de Paris-Lyon en janvier 1965

YvesMontant.jpg

et en 1967 dans le film 'Un soir... un train'  visible sur TV5 monde avec des scènes d'intérieur de voitures Belges

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 01 Mai 2026 à 19:27:00
Dr Gérard Zwang   Qui est il, en quelques lignes ?
Chirurgien urologue et un des fondateurs de la Sexologie scientifique française.
mais aussi écrivain , musicologue et compositeur inscrit à la SACEM.
L'article était ironiquement intitulé 'Gérard Zwang il ne pense qu'a ça !'c'était a son train électrique

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 06 Mai 2026 à 21:40:26
Winston Churchill,

Une photographie rare de Winston Churchill jouant avec son réseau  de train.

Winston Churchill,.jpg

Voiture Pullman Lydia
Construite en 1925, elle faisait partie du tout premier service de type Pullman sur le continent, sur la ligne Milan-Cannes. La Lydia a figuré dans le train de commandement de Sir Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale, mais elle est surtout connue pour avoir été utilisée lors de ses funérailles en 1965.

Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 06 Mai 2026 à 23:01:02
Merci beaucoup !
Document rare en effet qui devrait clouer le bec à bien des moqueurs ! :P  :P  ::)
Philippe-Trinbourg
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: droz1 le 26 Mai 2026 à 21:55:05
Après Winston Churchill, un de ses meilleur ennemi qui partageait la même passion : les deux réseaux d'Hermann Georing's:
Au grenier son premier très grand réseau Marklin a l'échelle zero 

Hermann Georing's layout1.jpg
Hermann Georing's layout2.jpg
Hermann Georing's layout3.jpg

puis quelques années après un second au sous sol son réseau a l'échelle G réalisé grâce au concours de deux employé de la firme Marklin
  ::)
Titre: Pourquoi aimez vous le train electrique ?
Posté par: Philippe Rondet le 26 Mai 2026 à 23:36:38
Autour de moi, il me sera plus facile de citer Churchill en exemple que Goering !!!  :-X  :-X  :-X